Vent de passion sur les bijoux d’Elizabeth Taylor chez Christie’s New York

Hier soir, chez Christie’s New York, la première des deux ventes des bijoux d’Elizabeth Taylor, celle-ci consacrée aux pièces les plus importantes de son écrin, a généré la somme record de quelque 116 millions de dollars en 80 lots.Tous les bijoux ont été vendus et à des prix toujours très supérieurs aux estimations.

L’enchère la plus élevée, 11,84 millions de dollars, est allée au collier portant la légendaire Pérégrina, une perle blanche en forme de poire pesant 202,24 grains ou 50,56 carats. Estimée 2/3 millions de dollars, cette perle connue depuis le XVIe siècle a notamment fait partie de l’écrin royal de la cour d’Espagne depuis Philippe II – et fut en possession de Marie 1ère d’Angleterre, sa seconde épouse à laquelle il l’avait offerte – avant de tomber dans l’escarcelle des Bonaparte au XIXe siècle. Elizabeth Taylor l’avait acquise en 1969 et, quelques années plus tard, fait monter en pendant d’un riche collier de rubis, diamants et autres perles, dessiné par elle-même et Cartier. La perle peut être portée seule, en broche.

Marie 1ère d’Angleterre portant la Pérégrina sur le détail d’une huile sur panneau peinte en 1554 par Anthonis Mor, Musée du Prado, Madrid. Source photo : Wikimedia Commons 

Le Taj Mahal, un pendentif en jade au dos émaillé et serti de pierres rouges et de diamants, encadrant un diamant plus important en forme de cœur gravé d’une inscription en arabe, daté 1037 (1627-1628) du calendrier arabe, et tenu par un collier en or, jade et rubis à l’imitation d’une cordelette, dessiné par l’actrice et Cartier, a été payé 8,81 millions de dollars sur une estimation de 300.000/500.000. Ce pendentif avait été offert à Elizabeth Taylor par Richard Burton en 1972, à l’occasion du quarantième anniversaire de l’actrice. Un autre cadeau de Burton, le diamant de 33,9 carats monté en bague et qui porte le nom de l’actrice, a été échangé contre la même somme sur une estimation de 2,5/3,5 millions de dollars.

Les pièces les moins chères du catalogue ont également été enlevées à des prix ahurissants, celles estimées autour de 10.000 dollars multipliant souvent par 10 leur estimation. Un papillon d’époque art nouveau par Boucheron, les ailes recouvertes d’émail plique-à-jour, serti de gemmes dont une aigue-marine, à l’origine un élément de peigne monté en broche, a été payé 122.500 dollars sur une estimation de 10.000/15.000.

De Bvlgari, un bracelet en or portant une succession de drapeaux émaillés a été échangé contre 116.500 dollars quand 8.000 à 12.000 en étaient attendus.

Une partie des bénéfices des ventes des souvenirs d’Elizabeth Taylor, qui font l’objet de 5 ventes  pour ses bijoux et sa garde-robe de femme et d’actrice chez Christie’s New York ce mois-ci, dont une d’enchères en ligne jusqu’au 17 décembre sur le site de la maison de vente, est destinée à sa fondation de lutte contre le SIDA créée en 1991.

Les bénéfices de la vente d’un coffret comprenant le livre Mon histoire d’amour avec les bijoux et le catalogue de la vente d’hier soir (600$) seront également reversée à cette œuvre.

http://www.elizabethtayloraidsfoundation.org/

Pierrick Moritz



Catégories :Cinéma, Joaillerie, New York City

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