Après un film et une exposition à succès, les prix des œuvres de Séraphine Louis ont flambé

En 2008, à travers Séraphine, titre d’un film de Martin Provost et d’une exposition au Musée Maillol consacrés à Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, servante née du côté de cette commune de l’Oise en 1864 et dont le collectionneur allemand Wilhem Uhde découvrit la peinture nourrie d’un mysticisme puisé dans la nature et la religion alors qu’elle approchait de la cinquantaine, le grand public découvrait la vie et l’œuvre de cette artiste hors-norme et à peu près oubliée.

Les œuvres de Séraphine Louis, rares, semblent avoir bénéficié de l’engouement provoqué par ces deux évènements, propre à favoriser leur apparition dans les salles des ventes.  Quand un petit format de l’artiste pouvait valoir quelques milliers d’euros auparavant, 38.415 euros était engagés sur Deux grandes marguerites, une de ses huiles sur toile (81 x 65 cm), dans une vente aux enchères de l’étude Tajan de février 2009. L’œuvre était estimée 10.000/15.000 euros.

En décembre 2011, chez le même opérateur, Fleurs des champs, une huile sur toile peinte vers 1924 (79 x 60 cm), était enlevée contre 106.050 euros, pour une estimation de 100.000/120.000 euros, et un Arbre de Jessé, huile, Ripolin et technique mixte sur carton (66 x 51 cm), réalisé en 1927-1928, était payé 66.395 euros, pour une estimation de 60.000/80.000 euros. Fleurs des Champs, faisait initialement partie de la collection Wilhem Uhde et a figuré à la Galerie des quatre chemins, en 1927, et à l’exposition Les Maitres populaires de la réalité, en 1937.

Présentée dans la même vente, une troisième œuvre de Séraphine Louis n’avait pas trouvé preneur : Les Marguerites blanches, une huile sur panneau (60 x 38 cm), estimée 40.000/60.000 euros. Cette peinture sur fond noir n’est peut être pas assez représentative de la caractéristique de couleurs variées, riches en nuances et éclatantes qui fait notamment la réputation des créations de l’artiste. En octobre 2012, la composition a été vendue à l’Hôtel des ventes de Senlis pour 36.000 euros, pour une estimation de 30.000/40.000 euros.

Deux mois plus tard, au même endroit, des petits formats de Séraphine Louis, mesurant entre 14 x 21,7 cm et 40 x 22 cm, étaient payés entre 10.000 à 20.000 euros, ce dernier prix allant à Fleurs rouges sur fond vert, Ripolin sur panneau, 40 x 22 cm, daté de 1922.

Le record pour une œuvre de Séraphine Louis vendue aux enchères a été établi en 2012 chez Artcurial, quand Un Pommier, peint à l’huile sur toile (146 x 114 cm) vers 1928-1930,  faisant initialement partie de la collection Wilhelm Uhde, a été facturé 261.667 euros, pour une estimation de 100.000/150.000 euros.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art moderne

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