Londres – « Femme assise » par Picasso vendu 56 millions d’euros chez Sotheby’s. Effets d’un Brexit

Actualisé le 22/06/2016, à 8H14

Femme assise par Pablo Picasso, un chef-d’œuvre historique du cubisme peint pendant l’été 1909, à l’huile sur toile (81 x 65 cm), a été payé 43,3 £millions frais compris (56,33 €millions ; 63,42 $millions) lors d’une vente aux enchères d’art impressionniste et moderne proposée le 21 juin par Sotheby’s à Londres.

Ce prix constitue un record mondial pour une œuvre cubiste vendue aux enchères.

Il s’agit également d’un des prix les plus élevés pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères.

L’œuvre, dont l’estimation était confidentielle, a été adjugée 38,5 £millions (hors frais).

Cette Femme assise, composition montrant un découpage en facettes géométriques (recherche sur la représentation du volume et du relief), où le second plan se rapproche du premier, correspond aux prémices du cubisme analytique.

L’arrivée d’une pièce aussi exceptionnelle sur le marché de l’art international constitue un évènement dans l’univers réduit des collectionneurs très fortunés, mais aussi pour les institutions muséales.

Dans la même vacation, Jeanne Hébuterne au foulard par Amedeo Modigliani, huile sur toile (92 x 54 cm), peinte en 1919, a été payée 38,5 £millions frais compris (50,12 €millions ; 56,4 $millions). Il s’agit du prix le plus élevé obtenu pour un portrait par Amedeo Modigliani vendu aux enchères. L’estimation était également confidentielle.

Les montants engagés sur ces deux œuvres sont les deux plus élevés enregistrés en  cinq ans sur le marché de l’art aux enchères londonien.

PM

Londres, grande place internationale du marché de l’art, et les effets d’un Brexit

Londres est l’une des très grandes places du marché de l’art mondialisé (et leader du marché de l’art aux enchères européen), où les données converties en dollars américains règnent. Les effets d’un Brexit, anticipés par les grands investisseurs, y épargneraient les œuvres fortes de très grands noms de la peinture et de la sculpture, mais aussi les pièces rares d’une spécialité comme l’art chinois. Les œuvres de qualité moyenne et les noms et les spécialités pour lesquels la demande est essentiellement nationale y seraient négativement impactés. Le marché de l’art international pourrait être privés de l’apport de très grands collectionneurs britanniques.

 

Pierrick Moritz
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Catégories :Art moderne, Londres

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