Vente d’art contemporain asiatique du 20 septembre 2007 chez Sotheby’s

La vente d’art contemporain chinois, coréen et japonais organisée par Sotheby’s, à New York  ,le 20 septembre, a produit 38,4 millions de dollars, pour 82 % des 275 oeuvres présentées vendues. On remarque la très bonne tenue de l’art contemporain chinois. Plus qu’un phénomène de mode, cette production présente les caractéristiques des grands courants de l’histoire de l’art : changement radical d’époque pour la Chine et des artistes qui ont assimilé l’évolution de l’art moderne et de l’art contemporain occidentaux en à peine une génération, en y intégrant leur histoire et leur culture. Les artistes contemporains chinois manient souvent l’humour et la dérision. Certaines de ces œuvres ne seraient pas forcément très visibles en Chine, mais leur existence contribue à un rayonnement culturel international qui ne peut que plaire aux autorités du pays.  

Quelques résultats  pour l’art contemporain chinois

L’huile sur toile de Yue Minjun  intitulée Infanta (200 x 192 cm) , qui faisait la couverture du catalogue, a été payée 1,94 million de dollars, pour une estimation de 1,8/2,5 millions. Comme dans toutes les créations de l’artiste chinois, il s’agit d’un autoportrait hilare. Le créateur est cette fois-ci habillé en infante du XVIIème siècle sur une toile qui ramène à la Ménine de Pablo Picasso, elle-même inspirée par l’univers de Velasquez. Yue Minjun est également l’auteur d’un Pape, évoquant les créations de Francis Bacon, vendu pour plus de 4,2 millions de dollars en juin dernier, chez Sotheby’s.

Une technique mixte (huile, copies de photos et bandes de coton sur toile) de Zhang Xiaogang (né en 1958, lauréat d’un prix international à la Biennale de Venise en 1999), intitulée Chapter of a new century – birth of the People’s Republic of China ( 149 x 119,5 cm), a doublé son estimation basse pour une facture de quelque 3 millions de dollars.

Une Petite Sirène (huile sur toile, 220 cm x 180 cm) de Liu Ye,  a été payée 1,38 million de dollars, dans la fourchette de l’estimation.

De Wang Guangyi, l’huile sur toile Red Visa Series (100 x 100 cm) a été facturée 349.000 dollars, pour une estimation de 120.000 à 200.000 dollars. Deux autres huiles de sa célèbre série Great Criticism, Dior (60 x 70 cm) et Dell (40 x 50 cm) ont respectivement été payées 85.000 et 58.000 dollars. Ces deux œuvres ont largement dépassé leur estimation (30.000/40.000 dollars pour la première, 25.000/35.000 dollars pour la seconde).  Bien que présentant le même logo et les mêmes dimensions, le tableau Dior est très différent de celui vendu par l’étude Tajan, à Paris, en mai dernier. Cette autre toile avait été facturée 53.259 euros, pour une estimation de 25.000 /30.000 euros , soit environ 75.000 dollars.

Un imposant Chandelier (548,9 x 403,9 cm), en cristal et métal avec ampoules lumineuses, d’une édition de deux œuvres, par Ai Weiwei  a été facturé 657.000 dollars, pour une estimation de 400.000/600.000 dollars. L’artiste  pékinois a « importé » 1001 chaises chinoises anciennes et 1001 Chinois de toute condition pour la douzième édition de la Documenta de Kassel en Allemagne.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art asiatique, Art chinois, Art contemporain, Chine, Marché de l'art, New York City

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