Wolfgang Joop met en vente dix tableaux de Tamara de Lempicka chez Sotheby’s

Les 5 et 6 mai prochains, dix tableaux de Tamara de Lempicka, provenant de la collection du styliste et collectionneur Wolfgang Joop, créateur de la marque de prêt-à-porter, d’accessoires et de cosmétiques de luxe JOOP !, seront livrés aux enchères par Sotheby’s, sur la place de New York.
Il s’agit du plus important ensemble de peintures de l’artiste jamais proposé dans une vente publique. Quatre de ces œuvres sont incluses dans le catalogue d’une vente d’art impressionniste et moderne en soirée, le 5 mai ; les six autres seront proposés dans une vacation en journée, le lendemain. Les toiles seront visibles à Londres, du 22 avant 25 avril, avant l’exposition publique à New York.
Parmi les œuvres de Tamara de Lempicka proposées dans la vente du 5 mai, on trouve le Portrait de la Duchesse de la Salle, peint en 1925. Il s’agit de l’une des créations les plus emblématiques de l’œuvre de l’artiste, pour la représentation de la femme « contemporaine », souvent femme fatale et pouvant évoquer une sexualité ambigüe. La toile est estimée entre 4 et 6 millions de dollars. Le Portrait de Marjorie Ferry, chanteuse de cabaret d’origine anglaise sublimée en déesse antique sur cette peinture de 1932, a également été placé dans cette vacation, avec la même estimation.
Le Téléphone II, œuvre de 1930 et représentation originale – notamment par son cadrage serré – de la « femme émancipée », fait quant à elle partie de la dispersion du 6 mai (estimée 800.000 /1,2 million de dollars).
La vente d’art impressionniste et moderne en soirée du 5 mai présentera 36 œuvres avec, pour les lots les plus importants, un bronze de 1951 par Alberto Giacometti, Le Chat, création très importante estimée entre 16 et 22 millions de dollars, et un portrait de Pablo Picasso, peint en 1938 et représentant sa fille Marina, dont 16/24 millions sont attendus. 4 œuvres de Picasso, dont une nature morte de 1944 estimée 5/7 millions de dollars, figurent au catalogue. On trouve également  des créations de Piet Mondrian (3/5 millions de dollars espérés pour Composition en noir et blanc avec double ligne, datée de 1934), Joan Miro, Pierre-Auguste Renoir, Fernand Léger, Edvard Munch.
Il s’agit d’un très beau programme dans un marché de l’art en vente publique affecté par la crise financière mondiale. Désormais, il n’est plus du tout assuré que l’excellence soit LE critère de la « vente garantie ».  Le « réservoir » de millionnaires, disponibles ou disposés à investir dans des œuvres de qualité à de tels niveaux de prix, semble se tarir, mois après mois.
Les œuvres de Matisse, Mondrian ou Brancusi de la collection Yves Saint Laurent/Pierre Bergé, très bien vendues à Paris, en février dernier, sont à tout à fait exceptionnelles. Avec un ensemble d’atouts rares pour des œuvres présentées sur le marché de l’art public et privé, elles ont provoqué le déploiement de tous les moyens financiers possibles des acheteurs les plus puissants. Comme d’autres pièces de cette collection mythique, elles sont  « hors catégorie » et bénéficient d’un potentiel d’appréciation quasiment illimité.
Pierrick Moritz
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Catégories :Art moderne, Londres, Marché de l'art, New York City

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