Le cours de l’action Sotheby’s en baisse

Après avoir perdu 4,98 %  vendredi, le cours de l’action Sotheby’s a accusé une nouvelle baisse de 1,60 % hier à la bourse de New York.

En deux séances, le titre est descendu de 44,76 à 41,85 dollars.

Si, comme celles de Christie’s, les grandes vacations new-yorkaises d’art moderne et contemporain de Sotheby’s, qui se sont tenues du 2 au 11 novembre, ont enregistré des chiffres d’affaires records, les résultats des deux opérateurs dans d’autres spécialités sont beaucoup moins probants.

Comme Christie’s n’est pas cotée en bourse, l’action Sotheby’s a tendance à subir toutes les répercussions de l’activité sur le marché de l’art en ventes publiques. Et deux nouvelles propres à amoindrir la réputation d’intermédiaires incontournables pour le très haut de gamme de ces sociétés sont tombées en moins d’une semaine.

Le 8 novembre, la maison de ventes aux enchères Phillips de Pury & Compagny a  montré qu’elle pouvait concurrencer les deux géants du marché de l’art sur la place de New York. Sa vente d’art contemporain Carte Blanche à Philippe Ségalot a rapporté quelque 117 millions de dollars. Un chiffre d’affaires beaucoup moins important que ceux de Sotheby’s et Christie’s pour leur prestigieuse vente en soirée dans la spécialité, mais où figurent les 63 millions d’un grand Men in Her Life d’Andy Warhol, c’est-à-dire le prix le plus élevé payé pour une œuvre d’art contemporain durant ces séries de ventes à New York.

Trois jours plus tard, un exceptionnel vase chinois d’époque Qianlong, qui est désormais l’un des objets d’art les plus chers du monde, était vendu pour l’équivalent de quelque 51 millions d’euros par la petite maison de ventes britannique Bainbridges, prouvant encore qu’avec les moyens de communication actuels il n’est nul besoin d’être un géant du marché de l’art pour assurer une transaction de cette importance. Mais à condition d’avoir suffisamment de répondant financier pour garantir l’objet. En 2008, Sotheby’s avait dû annuler la vente d’une clé présentée comme provenant de la Sainte Kaaba à la Mecque et datant du XIIe siècle. De sérieux doutes sur son authenticité avait été émis par des experts et la maison de ventes avait fini par rembourser les 9,2 millions de livres engagés par l’acheteur.

Pierrick Moritz



Catégories :Marché de l'art

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