Art premier africain : un exceptionnel siège Luba payé 5,5 millions d’euros à Paris

Un exceptionnel siège à cariatide Luba (République Démocratique du Congo), chef-d’œuvre du “Maître de Buli”, lot vedette de la vente d’art premier africain et océanien proposée aujourd’hui à Paris par Sotheby’s, a été payé 5,54 millions d’euros avec les frais.  

Il s’agit de la seconde œuvre d’art premier africain la plus chère négociée dans une vente publique, après le record mondial toujours tenu par un masque Fang du Gabon de la collection Vérité, une pièce vendue 5,9 millions d’euros en juin 2006 à Drouot.

Ce siège est l’œuvre du “Maître de Buli”, un artiste réputé auprès de la cour royale Luba, et identifié par les spécialistes d’après les caractéristiques communes de ses créations. La pièce appartenait à  Harry Bombeek, qui occupa un poste important à la Societe Anonyme Belge pour le Commerce du Haut-Congo jusqu’en 1906. Elle a  été collectée sur place entre 1896 et 1899, année où elle fut expédiée en Belgique.  

Demeuré à l’abri des regards depuis sa dernière exposition publique, aux États-Unis en 1945, ce siège de 51 centimètres de hauteur a toujours été la propriété de la famille Bombeek.

La vente de Sotheby’s a rapporté 8,5 millions d’euros pour 74 lots vendus sur 102 présentés. Parmi les plus hautes enchères figurent les 294.750 euros payés pour une statue Sénoufo du Mali, estimée 70.000/100.000 euros, et les 264.500 euros donnés pour une statuette Vili de la République Démocratique du Congo qui était estimée 120.000/170.000 euros

Un poteau Dayak Ngaju de Bornéo, estimé 70.000/100.000 euros, et un masque Bété-Guro de Côte-d’Ivoire, dont 60.000/80.000 euros étaient attendus, sont les deux invendus les plus importants de la vacation. Une exceptionnelle statue masculine de Nouvelle-Guinée, estimée 400.000/600.000 euros sans les frais (20 %),  a été laissée sous son estimation basse, à 360.750 euros.  

Cette vente était précédée par la dispersion d’une collection new-yorkaise d’art premier africain, toujours orchestrée par Sotheby’s. Cette première vacation a rapporté 3,31 millions d’euros, dont 912.750 euros sont allés à une tête Fang du Gabon.

Cette pièce exceptionnelle de 34 cm de hauteur provient initialement de la célèbre collection Paul Guillaume, mise à l’encan en 1965 à Paris. Elle était estimée 500.000/700.000 euros.

40 des 49 lots qui constituaient cet ensemble ont été vendus. Un exceptionnel masque Dogon du mali, rare car à visage humain quand les pièces de ce type présentent habituellement des têtes animales, n’a pas trouvé preneur. Il était estimé 160.000/240.000 euros.

Pierrick Moritz



Catégories :Afrique, Marché de l'art, New York City

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