Résultats mitigés pour une vente d’art moderne de Christie’s à Paris

La dispersion parisienne de 97 œuvres d’art impressionniste et moderne proposée cet après-midi par Christie’s enregistre des résultats en demi-teinte, avec 26 invendus (+ 1 retiré) dont certains sont les lots les plus chers du catalogue.

Le prix le plus élevé va à un lampadaire en plâtre peint d’Alberto Giacometti, facturé 1,4 million d’euros sur une estimation de 300.000/500.000 euros.  Ce modèle « Pilastre » d’une hauteur de 174 cm, conçu vers 1936 et provenant initialement de chez Jean-Michel Frank, grand décorateur de l’époque  de  l’Art déco avec lequel Giacometti collabora.

Il s’agit d’un des prix les plus importants payés pour un luminaire de Giacometti dans une vente aux enchères. En octobre 2007, lors de la dispersion parisienne de la collection Alice Tériade, du même Giacometti, Artcurial avait vendu 1,92 million d’euros une suspension à quatre éclairages en forme de cône, en fer et plâtre, vers 1954 (estimée 70.000 /100.000 euros)  et 1,86 million un petit lustre avec figurines en plâtre et fer, avant 1951 (estimé 200.000 /300.000 euros).

901.000 euros devront être payés pour un masque de Julio González, pièce unique en bronze forgé, ciselé, découpé et soudé à patine brune, réalisé en 1929 et d’une hauteur de 20,2  cm.  Il s’agissait du lot à l’estimation la plus élevée du catalogue (800.000/1,2 million d’euros).

En 2007, le Centre Pompidou a consacré une grande rétrospective à cet figure majeure de l’art moderne, qualifiée de “père de la sculpture en fer”.

Julio González collabora, en 1931, comme conseiller pour le travail du métal auprès de Picasso, autrefois fréquenté à Barcelone. 6 ans plus tard, au Pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris, il exposera La Monserrat, une sculpture réaliste que les organisateurs auront préféré à une autre de ses créations, une pièce abstraite intitulée La Femme au miroir. La Monserrat, cette tête de femme au foulard, hurlant bouche béante, trouvera sa place à l’ombre du charnier Guernica de Picasso, également présenté dans la manifestation.

Le prix le plus élevé enregistré en vente publique pour une œuvre de Julio González, 4,6 millions de livres, concerne un masque Ombre et lumière en fer, une pièce unique réalisée vers 1930 et vendue chez Sotheby’s, à Londres, en février 2011.

Parmi les prix les plus importants de cette vente, figurent également le montant de 1,05 million d’euros engagé sur Le Lézard aux plumes d’or, une œuvre en longueur réalisée à la gouache, encre de chine et au lavis sur papier par Joan Miró en 1969. Provenant de la collection Gérard Depardieu, elle était estimée 700.000/1 million d’euros.

De Jean Metzinger,  Femme et paysage à l’aqueduc, une œuvre réalisée à l’huile et au sable sur toile en 1916, a été payée 937.000 euros sur une estimation de 400.000/600.000 euros.

Une Nature morte à la daurade peinte par Henri Matisse en 1920 (estimée 500.000/700.000 euros), Le Cavalier de Salvador Dali, peint en 1966 (400.000/600.00 euros) et une  Nature morte au chou rouge de Chaïm Soutine datée vers 1918 (300.000/500.000 euros) sont les trois invendus les plus chers d’une vacation qui a rapporté 9,43 millions d’euros.

Pierrick Moritz



Catégories :Art déco, Marché de l'art, Paris

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