Ventes Steinitz : pour faire le point sur le marché des arts décoratifs du XVIIe au XIXe siècles

Le 20 juin, à Paris, et le 21 juin, à New York, Christie’s dispersera 163 lots d’art décoratif du XVIe au XIXe siècles de l’antiquaire parisien Bernard Steinitz.

Une paire de commodes du début de l’époque Louis XV, estampillée de Pierre IV Migeon (300.000/500.000 euros, présentée à Paris) et un meuble d’appui d’époque Restauration de Louis-Alexandre Bellangé, en ébène incrusté de laiton, orné de panneaux en laque du Japon et d’éléments en bronze doré (200.000/300.000 dollars, à New York), figurent en tête des estimations.

Avec un catalogue de 96 lots à Paris et de 67 à New York, l’estimation de la majorité des lots est inférieure à 60.000 euros, avec des pièces globalement plus chères à Paris.

Le stock de l’antiquaire Bernard Steinitz a fait l’objet de 3 vacations chez Christie’s en 2007, à New York, Londres et Paris. À ce moment-là, les arts décoratifs de ces époques étaient un peu dans le creux de la vague. Les résultats s’en étaient ressentis.

À New York, 30 % des lots n’avaient pas trouvé preneur. Un grand nombre étant proposé sans prix de réserve, certains avaient été enlevés à des prix ridicules, le comble revenant à un ensemble de sièges d’époque Louis XVI, vers 1780, facturé 1.250 dollars pour une estimation de 12.000/18.000 dollars. Des lots avaient toutefois été vendus à de bons prix, comme une spectaculaire paire de consoles en bois doré du XIXème siècle, le dessus en marbre serpentine romain du milieu du XVIIIème siècle, facturée 409.000 dollars sur une estimation de 250.000 /400.000 dollars.

La vacation de Paris avait vu quelque 38 % des lots rester sur le carreau. Mais les lots vendus étaient globalement plus chers qu’à New York avec, en tête, un cartonnier d’époque Louis XVI, attribué à Joseph Baumhauer, facturé 420.250 euros pour une estimation de 150.000 euros/250.000 euros.

À Londres, pour le troisième et dernier volet, le taux d’invendus était monté autour de 60 %. Un chiffre en partie expliqué par le fait que tous les lots avaient un prix de réserve, ce qui avait permis d’éviter les enchères ridicules de l’épisode new-yorkais. La plus forte enchère allait à une armoire d’origine indienne du XVIIIème siècle, facturée 180.500 livres pour une estimation de 80.000 /120.000 livres.

Si chaque catalogue de ventes aux enchères est unique, les comparaisons devant être maniées avec des pincettes, les résultats de ces deux nouvelles vacations Steinitz seront scrutés par les marchands et amateurs des arts décoratifs de ces époques.

Depuis 2007, le marché du mobilier ancien s’est ressaisi, en partie au détriment du design, mais aussi de l’art déco. Les prix peuvent monter en flèche pour l’excellence, avec les noms d’ébénistes prestigieux et/ou un caractère puissamment décoratif.

Pierrick Moritz



Catégories :Marché de l'art, Mobilier ancien, New York City, Paris

Tags:, ,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :