Encore un mois pour voir la rétrospective Hopper au Grand Palais

Il reste un mois pour retrouver l’œuvre d’Edward Hopper (1882-1967) au Grand Palais, à travers la plus importante rétrospective jamais consacrée à ce géant de l’art américain en Europe, une réunion de 160 peintures, aquarelles, gravures et illustrations.

Présentée au musée Thyssen-Bornemisza de Madrid, entre juin et septembre 2012, l’exposition a pris de l’ampleur à Paris – 70 œuvres présentées en Espagne – et un angle différent, celui d’une présentation chronologique, depuis les années de formation, avec les influences d’artistes français et américains, et  jusqu’après la reconnaissance publique, à 40 ans passés.

Le regard d’Edward Hopper va où celui des autres ne va pas. Dans un monde où le temps est suspendu, où les gens et les choses sont observés à leur insu, avec une distance physique suffisante pour vous obliger à faire un pas, à venir vers eux ; à rentrer dans le tableau. Hopper s’est aussi planté derrière des routes, des rails et même des canalisations, pour mieux vous les faire enjamber. Vous n’y échapperez pas. Ces instants volés au temps et aux hommes suscitent une irrésistible attraction. On scrute,  avec plus ou moins de voyeurisme, la femme en train de remuer du linge observée depuis derrière sa fenêtre (Apartment Houses, 1923) ou celle appuyée contre la colonne d’un porche d’immeuble et dont la robe blanche se fait de plus en plus transparente (Summertime, 1943). Dans From Williamburg Bridge (1928), on distingue une femme assise dans l’encadrement d’une fenêtre, une ébauche de situation qui invite à la narration. Les compositions d’Hopper appellent toujours une histoire.

Parmi les autres toiles présentées, dont l’emblématique NightHawks (1942), on retrouve Bridle Path, une création de 1939 vendu chez Sotheby’s en mai dernier pour quelque 10 millions de dollars. Les visiteurs de la présentation madrilène ont pu voir Hotel Window, une huile sur toile de 1955, l’œuvre de l’artiste la plus chère jamais négociée dans une vente aux enchères : quelque 26,9 millions de dollars, en 2006, chez Sotheby’s.

Pierrick Moritz

Exposition « Hopper », Grand Palais, Paris ; jusqu’au 28 janvier 2013. Un excellent catalogue retraçant l’œuvre de Hopper de manière chronologique a été édité pour l’occasion.  

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Catégories :Art contemporain, Art moderne, Expositions, Paris

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