Prix record pour des œuvres de Louise Bourgeois et de Lucio Fontana chez Christie’s

Dans un marché de l’art de très haut niveau moins homogène, sorte de millefeuille à plusieurs vitesses dont les couches se multiplient, des prix record pour des œuvres de Louise Bourgeois et de Lucio Fontana vendues aux enchères ont été enregistrés au cours de la vacation en soirée d’art d’après-guerre et contemporain proposée par Christie’s le 10 novembre à New York.

28,16 millions USD ont été engagés sur une Spider par Louise Bourgeois, une sculpture monumentale en bronze – 326,3 x 756,9 x 706 cm  -, conçue en 1996 et fondue en 1997, numéro 3 d’une série de six (plus une épreuve d’artiste et une variante en bronze, plus une sculpture unique en acier).

Le deuxième prix le plus élevé pour une œuvre de Louise Bourgeois vendue aux enchères s’élève à 10,7 millions USD (Christie’s, New York, novembre 2011).

Il concerne une autre Spider monumentale – 337,8 x 668 x 632,5 cm -, sculpture en bronze datée de 1996, exemplaire numéro 2 d’une série de six.

De Fontana, un Concetto Spaziale, La Fine di Dio, réalisé en 1964,  a été vendu 29,7 millions USD.

Cette huile sur toile ovoïde jaune mangée par une multitude de trou (178,4 cm x 123,2 cm), daté de 1963, est issue d’une série souvent appelée « les œufs célestes ».

Il s’agit désormais de l’œuvre d’art italien d’après-guerre la plus chère jamais vendue aux enchères.

Le deuxième prix le plus élevé pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères – de la même série, noire et légèrement plus petite – s’élève à 24,67 millions USD (Sotheby’s, Londres, octobre 2015).

Derrière le paravent médiatique de prix très élevés (170,4 millions USD pour un Modigliani ; 95,37 millions USD pour un Lichtenstein,…), les vacations en soirée d’art impressionniste, moderne, d’après-guerre et contemporain proposées depuis semaine dernière à New York enregistrent un taux d’invendus global non négligeable. Il est de 20 % pour cette vente de Christie’s du 10 novembre.

Les estimations des lots n’ayant pas trouvé preneur sont parfois très élevées.

Certaines œuvres ont été difficilement vendues au niveau de l’estimation.

Le grand nombre d’estimations confidentielles et de garanties aux vendeurs d’un prix minimum inconnu quelle que soit l’issue des enchères complique l’analyse des résultats.

Le prix le plus élevé de cette vacation chez Christie’s est de 36 millions USD.  Il concerne un Four Marilyns par Andy Warhol (73 x 55,2 cm), réalisé en 1962. L’avant-dernier propriétaire avait acquis cette œuvre pour 38,2 millions USD chez Phillips en 2013.

Pierrick Moritz

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Catégories :Analyses (marché de l'art), Art contemporain, New York City

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