Christie’s, leader mondial du commerce de l’art : une recette de 4,8 £milliards en 2015, en baisse de 5 %

Actualisé le 26/01/2015, à 13h52

Le marché de l’art aux enchères, notamment mené par les grandes ventes d’art impressionniste, moderne, post-war et contemporain d’entreprises anglophones, s’est essoufflé au plus haut niveau dès la fin du premier semestre 2015.

Après l’euphorie des vacations du mois de mai à New York, des signes de ralentissement, de ceux préfigurant les dévissages boursiers, sont apparus quelques semaines plus tard, au moment des grandes ventes londoniennes.

Cette situation d’un entrain sensiblement affecté du côté des acheteurs a été confirmée lors des opérations de novembre-décembre à New York.

Dans ce contexte, Christie’s annonce une recette de 4,8 £milliards (7,4 $milliards) pour ses ventes d’art dans le monde en 2015 (ventes aux enchères + ventes privées ; incluant le secteur du luxe), soit une baisse de 5 % (en £) par rapport à 2014.

La recette des ventes aux enchères s’élève à 4,3 £milliards (une progression de 2 % en £ ; une baisse de 4% en $).

Celle des ventes privées est de 554,9 £millions, soit une chute de 39 % en £ (et de 43 % en $). Selon l’opérateur, cette baisse sensible trouve son explication dans la préférence d’un plus grand nombre de vendeurs pour le feu des enchères.

Dans l’histoire de l’entreprise, ce résultat global de 4,8 £milliards représente néanmoins  la deuxième recette la plus élevée pour les ventes d’art réalisées sur une année ; Christie’s conserve sa place de leader mondial du commerce de l’art.

L’opérateur a orchestré les deux transactions les plus marquantes de l’année 2015 sur le marché de l’art aux enchères, à travers les 179,36 $millions engagés sur Les Femmes d’Alger (version O) par Pablo Picasso, et les 170,4 $millions payés pour Nu couché par Amedeo Modigliani. Il s’agit des deux œuvres d’art les plus chères jamais vendues aux enchères.

Le domaine progressant le plus fortement chez Christie’s en 2015 est celui de l’art impressionniste et moderne (incluant l’art moderne britannique, la peinture américaine et la peinture latino-américaine), avec une recette de 1,3 £milliard, en augmentation de 57 % en £ et de 47 % en $ par rapport à 2014.

La spécialité de l’art post-war et contemporain conserve le leadership pour la recette la plus élevée, avec 1,5 £milliard, mais avec une baisse de 14 % (et de 20 % en $) par rapport à 2014.

Avec une recette de 493,4 £millions, le luxe (joaillerie, montres de luxe et grands vins) enregistre une baisse de 13 % (et de 19 % en $).

Le secteur du luxe, attirant 21 % des nouveaux acheteurs, constitue une sérieuse porte d’entrée dans l’univers des ventes aux enchères de Christie’s.

La baisse pour les ventes d’art d’Asie reste modérée, avec une recette de 478,6 £millions (- 9 % en £ ; + 2 % en $).

À 525,6 £millions, les recettes des ventes de Christie’s en Asie enregistrent une baisse de 2 % (- 4 % en $), et progressent de 5 % à Hong Kong par rapport à 2014.

Dans le cadre de l’Asian Art Week de New-York, en mars 2015, 10 ventes aux enchères de Christie’s dans la spécialité, incluant la dispersion d’art asiatique de la collection Ellsworth, ont généré une recette très élevée de 161,1 $millions.

Pour l’ensemble des ventes d’art de Christie’s, le nombre de nouveaux acheteurs chinois progresse de 5 %.

La recette des ventes de Christie’s en Inde, à 10 £millions, progresse de 32 % ( + 23 % en $). La première vente aux enchères de Christie’s en Inde, à Bombay, date de 2013.

Les ventes de peinture ancienne et du XIXe siècle, regroupées avec celle d’art russe, ont produit 154,9 £millions. La baisse est de 37 % en £, et de 41 % en $.

Patricia Barbizet, directrice générale de Christie’s, commente * : « L’année dernière, la vigueur a été soutenue sur le marché de l’art, à travers une demande d’ampleur pour les diverses spécialités et gammes de prix. Au sein d’un environnement financier mondial de plus en plus difficile, nous sommes en position de force pour une adaptation au marché, et nous avons toutes les ressources nécessaires pour satisfaire un nouveau public amateur d’art plus large, plus diversifié, dont géographiquement. Notre pourcentage élevé de lots vendus témoigne des excellents résultats pour notre clientèle, et nous restons concentrés sur le service, pour apporter le meilleur de l’art aux collectionneurs du monde entier. »

Elle ajoute ** : « Il est également encourageant de constater que les nouveaux acheteurs, venus jusqu’à nous à travers nos ventes aux enchères, diverses spécialités, ainsi que les ventes numériques, représentent 30% de notre base de clientèle totale. Alors qu’elle entame sa 250ème année d’existence, Christie va continuer à valoriser le patrimoine et, avec l’innovation et l’expertise au cœur de son activité, à mener le secteur. »

PM

* et ** : traduction de la déclaration originale en langue anglaise.

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Catégories :Analyses (marché de l'art)

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