Les prix record qui semblent pleuvoir dans les différentes spécialités du marché l’art concernent des œuvres exceptionnelles dont les estimations pulvérisées sont déjà très élevées.
Dans un contexte favorable alimenté par des liquidités, les vendeurs n’hésitent pas à présenter leurs trésors.
Que cela soit dans le domaine des arts décoratifs du XXème siècle ou de l’art contemporain, ces œuvres ont souvent été acquises par des collectionneurs audacieux guidés par leur sensibilité.
25 ans en arrière, Francis Bacon était encore hué par une bonne partie de la critique, on se moquait de Basquiat et Prouvé faisait sourire. Hors, c’est à cette époque qu’il fallait acquérir leurs créations tout commes celles des maîtres de l’art déco dans les années 1970.
Il n’en demeure pas moins que des affaires sont encore possibles, mais à condition d’en avoir les moyens.
Le superbe tableau de Francis Bacon, vers 1958-1959, représentant un homme agenouillé sur une estrade et au moins aussi puissant qu’un Cri de Munch, acquis le 31 mai dernier chez Christie’s Paris pour 6,86 millions d’euros en est un exemple.
Les œuvres de qualité « moyenne », même avec des noms célèbres, que cela soit dans le domaine des arts décoratifs du XXème siècle ou de la peinture et des arts plastiques se vendent plutôt moins bien, voire pas du tout.
Pierrick Moritz
Catégories :Art contemporain, Marché de l'art
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