Freud, Rothko, Bacon et Warhol au plus haut chez Christie’s

La vente d’art d’après-guerre et contemporain organisée par Christie’s, hier soir, à New York, a rapporté 348,28 millions de dollars. Seuls 3 lots sur les 56 présentés n’ont pas trouvé preneur. Une toile de Mark Rothko s’est échangée contre 50,44 millions. Les 33,64 millions engagés sur l’huile sur toile de Lucian Freud intitulée Benefits Supervisor Sleeping permettent d’attribuer le titre « d’artiste-vivant-le-plus-cher-du-monde-en-vente-publique » à son auteur. 

Jeff Koons perd sa couronne sans en mourir pour autant, car sauvé du ridicule par quatre aspirateurs

Lucian Freud et sa voluptueuse endormie arrachent à Jeff Koons le curieux titre « d’artiste-vivant-le-plus-cher-du-monde-en-vente-publique ». Koons l’avait décroché en novembre 2007, chez Sotheby’s, avec un cœur géant vendu 23,6 millions de dollars. Cette destitution n’a pas empêché son New Hoover Convertibles, New Shelton Wet/Drys 5-Gallon, Double Decker, installation de quatre aspirateurs éclairée par des néons fluorescents, de se vendre 11,80 millions.

4 mois ferme au musée déclarés pour le tableau de Lucian Freud

Le nouveau propriétaire de Benefits Supervisor Sleeping  était prévenu qu’il allait devoir se séparer de son achat entre février et mai 2012. Le tableau est en effet déjà inclus dans l’exposition Lucian Freud Portraits programmée durant cette période à la National Portrait Gallery de Londres.

Plus de 22 millions de plus-value en moins de 3 ans pour une œuvre de Francis Bacon

Acheté 5,16 millions de dollars, chez Sotheby’s, en novembre 2005, le triptyque de Francis Bacon Three Studies for Self-Portrait, peint en 1976, a été facturé 28 millions hier soir. Ce dernier prix est d’autant plus impressionnant que les toiles sont de petites dimensions (35,5 cm x 30,5 cm chacune). La plus-value spectaculaire réalisée sur cette œuvre donne une idée de l’évolution et de la stabilisation à des paliers faramineux des prix des œuvres d’art contemporain de premier plan en général, et de celles de Francis Bacon en particulier.

Warhol variés, Warhol vendus

Montrant une palette de créations d’Andy Warhol plus étendue que d’habitude dans une vente aux enchères, la sélection de huit œuvres de la star du Pop Art a été intégralement vendue : de 1,88 million de dollars pour Oxidation Painting, une composition de 1978 réalisée à base de pigments de cuivre oxydé et d’urine (oui),  à 32,52 millions pour un Double Marlon sur lin de 1966 (uniquement à l’encre sérigraphique et cadré à gauche), en passant par les 6,2 millions engagés sur une étonnante Shadow Painting de 1978.

Gerhard Richter bat son record en vente publique

Au cours du change USD/GBP d’aujourd’hui, et avec une enchère finale de 14,60 millions de dollars, Abstraktes Bild (625), une  huile sur toile peinte par Gerhard Richter en 1987, dépasse les 7,35 millions de livres (14,25 millions de dollars) réalisés par Zwei Liebespaare (1966) chez Christie’s, en février dernier, pour le prix le plus important pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères.

 Willem de Kooning : deux vendus et un invendu

Untitled IV de Willem de Kooning, une huile sur toile de grand format créée en 1975, a été facturée 12 millions de dollars,  tandis qu’un Self-Portrait in the Wilderness, exécuté en 1947 par le même artiste à l’huile et aux pastels sur panneau, ne trouvait pas preneur. Un exemplaire en bronze à patine brune d’une figure debout tirée entre 1969 et 1983 a été payé 1,38 million.

Cote montante pour les infirmières de Richard Prince

Un portrait d’infirmière (tendance psychopathe) réalisé à l’huile sur toile par Richard Prince en 2002 s’est envolé à 7,53 millions de dollars.

Prix record pour la villa Richard Neutra

La villa Kaufmann, sise à Palm Spring et réalisée en 1946-1947 par Richard Neutra, a été vendue 16,84 millions de dollars. Il s’agit du plus haut prix jamais payé pour une œuvre architecturale vendue aux enchères.

Pierrick Moritz

Les résultats comprennent les prix « marteau » augmentés des frais à la charge des acheteurs. Ces prix finaux montrent ce que les acheteurs sont réellement prêts à débourser pour obtenir une œuvre.

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Catégories :Art contemporain, Marché de l'art

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2 réponses

  1. Merci.
    J’ai passé un bon moment à lire vos « rumeurs du net ».

  2. juste un petit mlot pour te dire que j’ador te lire 😉

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