Dans le marché baissier de vendredi à New York, le titre Sotheby’s a perdu 11,80 % en une seule séance et pour un très fort volume d’échanges.
Christie’s n’étant pas cotée en bourse (comme Drouot), Sotheby’s absorbe toutes les projections des analystes pour le marché de l’art en général. Hors, le secteur souffre du mauvais environnement économique depuis des mois.
Ce sont des signes d’essoufflement caractérisés par des flopées d’invendus pour la marchandise de qualité moyenne et des lots prestigieux qui peinent à se vendre conformément aux estimations, notamment pour les trésors de l’Art moderne.
Les ventes d’art chinois traditionnel compensent ces difficultés avec des prix souvent complètement délirants. Il n’en demeure pas moins que le titre Sotheby’s a perdu 38,73 % de sa valeur depuis le 1er janvier et vaut aujourd’hui 27,57 dollars.
Selon une dépêche d’Associated Press parue vendredi sur le site de Bloomberg, le ralentissement de la croissance chinoise impacterait fortement le cours de l’action. 15 à 20 % des revenus de Sotheby’s proviennent désormais de Hong Kong selon un analyste cité par l’agence de presse américaine.
Dans une autre analyse parue dans The Art Newspaper du mois d’octobre, des marchands avancent que les cautions réclamées par Sotheby’s et Christie’s aux amateurs désireux d’enchérir sur les lots les plus chers des ventes d’art chinois pourraient faire fuir les acheteurs.
L’article rappelle également que pendant l’Asian Week de New york, au mois de septembre, Christie’s a réalisé de biens meilleurs résultats que Sotheby’s en organisant plus de vacations et que Sotheby’s a enregistré de grosses déconvenues à Hong Kong au printemps dernier sur des lots d’art chinois importants. Sur ce dernier point, c’est oublier que Christie’s a connu les mêmes déboires.
Le principal problème auquel se trouvent confrontées les maisons de vente est la raréfication de la marchandise de grande qualité. Les collectionneurs sont peu enclins à sortir leurs trésors. Les demandes de cautions dans un marché de l’art chinois très spéculatif et accompagné de défauts de paiement ne sont donc pas exagérées, et ceci d’autant plus que les œuvres millionnaires sont rarement achetées sur un coup de tête de dernière minute.
Les vendeurs doivent être rassurés.
Pierrick Moritz
Catégories :Marché de l'art, New York City
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