L’extraordinaire collection de mode Gilles Labrosse dispersée aux enchères à Moulins

D’après communiqué de presse. L’étude de Marie-Mathilde Sadde-Collette à Moulins prépare la dispersion aux enchères publiques en plusieurs vacations de l’exceptionnelle collection de mode de Gilles Labrosse, disparu en 2019. Les premières ventes de cet ensemble composé de quelque 700 pièces, dont 600 concernent le vestiaire féminin, et couvrant l’histoire de la mode très majoritairement à partir du XVIIIe siècle auront lieu les 22 et 23 septembre.

Le moyen et le lieu de vente, le choix du commissaire-priseur et de son étude, avec lesquels Gilles Labrosse entretenait des relations de confiance depuis des années, et sous l’œil expert de son ami Serge Liagre, correspondent aux dernières volonté du collectionneur. La dernière exposition publique en rapport avec la collection Labrosse, Fashion 50’s, au printemps 2019, a d’ailleurs eu lieu chez Enchères Sadde à Moulins

Un catalogue en cours d’élaboration présentera l’intégralité de ce fonds, jamais complètement exposé ni inventorié. L’exposition publique commune aux deux ventes, du 12 au 22 septembre, occupera l’Espace Villars à Moulins, sur une surface de quelque 700 m2.

L’évènement devrait susciter l’intérêt de musées du monde entier et de grands collectionneurs de l’histoire de la mode. Le Palais Galliera a exposé plusieurs fois des pièces provenant de la collection Labrosse. Des prêts ont également été consentis au Musée Masséna à Nice pour l’exposition Au temps des crinolines, au musée d’Orsay en 2012 pour L’Impressionnisme et la mode. En 2016, Orsay a de nouveau fait appel à la collection Gilles Labrosse pour son Spectaculaire second empire.

Passionné par les textiles anciens, Gilles Labrosse commence à constituer sa collection à l’âge de 14 ans. Il sélectionnera avec soin pendant cinquante ans vêtements, chaussures et accessoires de qualité datés pour l’essentiel à partir du XVIIIe siècle, constituant une collection de haut niveau marqué par le faste. Il s’approvisionnera notamment sur le marché de l’art. Sa rencontre avec le spécialiste en authentification de textiles Éric Girardon aura été décisive. Il créeront ensemble le Musée de la Mode Retrouvée à Digoin, qui contribuera à la notoriété de la collection. Le lieu a fermé ses portes en 2008, au décès d’Éric Girardon.

Les choix rigoureux de Gilles Labrosse portent sur des matières, des coupes et des architectures emblématiques de différentes époques : robe à la française, accessoires originaux pour le XVIIIIe ; mousseline, taffetas, manches gigot, crinoline, et coupe à l’antique pour le XIXe, et aussi une dizaine de robes d’enfant de la seconde moitié du XIXe siècle répliquant des modèles avec crinoline pour adultes.

La partie XXe siècle conserve des pièces exceptionnelles signées, entre autres, Worth, Pingat, Paquin, Patou et Lanvin. On remarque notamment une robe Delphos plissée de Fortuny, une rare robe pailletée créée en 1921 par Poiret et Dufy pour le Théâtre des Art et, créée la même année, la robe « à chevaux » de Vionnet. Ces pièces signées de créateurs célèbres côtoient des modèles du début du XXe siècle des grands magasins « Au Printemps » et « À La Belle Jardinière », et des griffes moins connues. Une importante section pour les années 1950 consacrent des pièces majeures signées Dior période New Look, Chanel, Grès, Balenciaga, Rouff, Heim, Balmain, Fath, Givenchy, ou Yves Saint Laurent durant sa période Dior.

Mariano Fortuny : vers 1915/1920, Robe Delphos en pongé de soie plissée café au lait, et perles de Murano. Griffe dans un ourlet intérieur « Mariano Fortuny Venise ». Très bel état. Collection Gilles Labrosse. Photo : étude Sadde-Collette, Moulins

Le vestiaire masculin est représenté par une centaine de pièces, dont un rare ensemble pourpoint et culotte en velours daté de la fin du XVIIe siècle. Pour le XVIIIe, on retrouve, entre autres, des banyans, des habits brodés, étamines, drap d’or ou d’argent pour la Cour, mais aussi des habits trois pièces Louis XVI et Premier Empire. Le XIXe siècle est centré sur la silhouette du dandy : fracs, redingotes, Empire, Restauration et Louis-Philippe, mais aussi des gilets imprimés, et un rare pantalon à pont de travail en Bleu de Nîmes, ancêtre du jeans.

Robe de cour à la Française de grand apparât, vers 1770-1780. Très bel état. Collection Gilles Labrosse. Photo : étude Sadde-Collette.

Informations

Collection Labrosse, dispersion par l’étude Sadde. Exposition publiques et ventes aux enchères à l’Espace Villars, rue du Pont Chinard, 03000 Moulins.

Exposition publique : du samedi 12 au lundi 21 septembre, puis le matin des ventes.

Ventes aux enchères publiques : mardi 22 et mercredi 23 septembre à 14 heures, retransmission en live sur Internet.

Parking gratuit sur place.



Catégories :Mode

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