124 millions d’euros pour l’art contemporain chez Sotheby’s

La vente aux enchères d’art contemporain proposée ce soir chez Sotheby’s, à Londres, a rapporté l’équivalent de 124,5 millions d’euros, avec 55 lots vendus pour 70 présentés. Si certaines créations, comme une toile de Lucian Freud ou une autre de Jean-Michel Basquiat, n’ont pas trouvé preneur, le marché montre une forte capacité à digérer un grand nombre d’œuvres hors de prix, et en partie pour des artistes dont les œuvres battent des record de prix vente après vente.

L’équivalent de 26,2 millions d’euros, le prix le plus élevé de la vente, va à  Study of Nude Figure with a Mirror, un tableau de Francis Bacon daté de 1969. Du même artiste, une petite étude pour un portrait a été payée l’équivalent de 2,7 millions d’euros, conformément à son estimation haute.  Un rare pastel exécuté par Bacon en 1934 a été cédé sous son estimation basse de 200.000 euros sans les frais, à 180.500 euros avec les frais. Il s’agit d’un des rares témoignages de ses œuvres de jeunesse, l’artiste en ayant détruit la plus grande partie. Si certains voient l’influence de Picasso dans ce pastel en particulier, on y reconnaît déjà une expression singulière  en devenir .

Kerze, une huile sur toile de Gerhard Richter, datée de 1983, a pulvérisé son estimation haute équivalant à 3,7 millions d’euros, pour une facture de 10,5 millions. Il s’agit d’un record pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères, battant celui atteint chez Christie’s le 6 février dernier, l’équivalent de 9,75 millions d’euros payé pour Zwei Liebespare, une huile sur toile de 1966.

De Lucio Fontanaune Concetto Spaziale, la Fine di Dio (peintures à l’eau, à l’huile et pailletée sur toile), datée de 1963, a été facturée l’équivalent de 13,5 millions d’euros, un record supplantant celui de quelque 9 millions d’euros pour une Concetto Spaziale (Attesa) de 1965, également vendue chez Christie’s, le 6 février dernier.

Un triptyque d’Andy Warhol, daté de 1986,  représentant trois autoportraits, a été payé l’équivalent de 15 millions d’euros.  Du même artiste, une petite Jackie de 1964 a été abandonnée sous une estimation basse équivalant à 900.000 euros sans les frais, pour une facture de 761.000 euros avec les frais ; un autoportrait réalisé vers 1966-1967 a été cédé à 830.000 euros avec les frais, pour une estimation basse de 920.000 euros sans les frais.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art contemporain, Londres, Marché de l'art

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