Un tableau de Mark Rothko invendu chez Christie’s

La collection Alice Lawrence, dispersée par Christie’s, les 5 et 6 novembre, à New York, rassemblait 83 lots d’art impressionniste, moderne et contemporain, ainsi que de l’art décoratif art nouveau, art déco et  contemporain. 76 lots ont été vendus, dont 20 sous leur estimation, une œuvre de Rothko estimé 20/30 millions de dollars est restée sur le carreau.

Les résultats de la vente de cet échantillonnage représentatif de l’histoire de l’art et des arts décoratifs du XXème siècle confirment que toutes les spécialités de cette période sont désormais affectées par une crise où la panique de certains vendeurs est clairement ressentie, principalement à travers des œuvres cédées très en dessous des estimations. Les créations de l’époque art nouveau, et notamment américaines, s’en sortent mieux.

Invendus

Le clou de la vente, une œuvre de Mark Rothko : N°43 (mauve) , une huile sur toile (232,4 x 176,5 cm) peinte en 1960 et estimée 20/30 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur. On pourra toujours reprocher à ce tableau d’être un peu tardif mais, avec quelques années de moins, pour un tel format et sur ce support, l’estimation aurait été bien supérieure.

Une œuvre de Paul Klee, Kiefer, huile et sable sur panneau (52,7 x 50,8 cm), réalisée en 1932 et estimée 2/3 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

Quelques bonnes nouvelles

L’Empire des lumières, une gouache sur papier (29,5 cm x 23,5 cm), réalisée en 1947 par René Magritte et estimée 2/3 millions de dollars a été payée 3,55 millions.

Head of a man, une huile sur toile (46,4 cm x 39,1 cm) de Lucian Freud, peinte en 1966, estimée 1,8/2,5 millions, a été payée 2,09 millions.

Un portrait d’homme peint à l’huile sur toile par Alice Neel en 1962, estimé 300.000/400.000 dollars, a été facturé 698.500 dollars.

902.500 dollars ont été engagés sur une huile sur toile de Milton Avery Morning Talk, estimée 500.000/700.000 dollars.

De Judy Kensley McKie, Monkey, un banc en bois ciré et bronze patiné, daté de 1994, a été payé 134.500 dollars, pour une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Des soldes

Une huile sur toile de Fernand Léger, Les Danseuses aux clés, étude, 73,5 x 92 cm, réalisée en 1928, estimée 2/3 millions de dollars, a été laissée à 1,76 million.

Deux huiles de Arthur Garfield Dove, estimées 900.000/1,2 million et 1,5/2,5 millions de dollars, ont été respectivement payés 578.500 et 902.500 dollars.

Un pastel de fleurs par Odilon Redon, estimé 600.000/800.000 dollars, a été abandonné  à 350.500 dollars.

De René Magritte, Exercices spirituels, huile sur toile, 63,3 x 73 cm, réalisée en 1936, a été payée 1,14 million de dollars, sous son estimation de 1,2/1,8 million. Du même artiste, La Parole donnée, une huile sur toile, 42,8 x 60,3 cm, réalisée en 1950, estimée 2/3 millions de dollars, a été abandonnée à 1,42 million.

Promos sur l’Art déco

Si, avec 146.500 dollars payés pour un vase boule en étain martelé et partiellement laqué (estimé 80.000/120.000 dollars) et 131.500 dollars engagés sur une bonbonnière « Cobra »,  (estimée 50.000/70.000 dollars), les créations de Jean Dunand ont été bien vendues, tout comme celles de quelques autres créateurs emblématiques de l’époque, une table de fumeur en bois de palmier, galuchat et boutons en ivoire, par Clément Rousseau, estimée 100.000/150.000 dollars, a été bradée à 74.500 dollars, tout comme un bonheur-du-jour en palissandre, ivoire, bronze argenté et galuchat, par Jacques-Émile Ruhlmann, laissé à 62.500 dollars, contre 120.000/180.000 dollars attendus.

L’Art nouveau fait de la résistance

Un lustre en écaille de tortue rouge et bronze doré par Tiffany Studios, vers 1900, a été payé 278.500 dollars, pour une estimation de 100.000/150.000 dollars.

Toujours de chez Tiffany, deux chandeliers en verre et bronze, modèles différents, vers 1910,  ont été respectivement payés 5.625 et 3.250 dollars, pour une estimation de 1.000 /1.500 dollars pièce.

La facture pour un tabouret d’Eugène Vallin, vers 1905, est montée à  16.250 dollars, pour une estimation de 5.000/7.000 dollars.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art contemporain, Marché de l'art, New York City

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