La dispersion de la collection Saint Laurent-Bergé a tenu ses promesses de succès

Avec un résultat de 373,94 millions d’euros, la dispersion de la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé a tenu ses promesses de succès. Les derniers objets d’art vendus ce soir ont souvent pulvérisé leur estimation, comme la majorité de ceux des autres vacations. Deux bronzes animaliers chinois du XVIIIe siècle, provenant de la fontaine zodiacale du Palais Yuanmingyuan de Pékin, ont été facturés 15,75 millions pièce.

Cette vacation finale regroupait des objets d’art, dont asiatique et islamique, des céramiques, du  mobilier dont classique et des pièces d’archéologie. Cette dernière spécialité a suscité la plus haute enchère derrière  les records obtenus pour les deux sculptures animalières chinoises, avec un torse d’athlète en marbre, art romain Ier/IIe siècle après J.-C., estimé 300.000 /500.000 euros et finalement facturé 1,29 million. Une sculpture de minotaure dans le même matériau, également art romain Ier/IIe siècle après J.-C., assortie d’une estimation identique, a été payée le même prix.

La quatrième prix le plus important va au mobilier classique, avec 916.000 euros engagés sur une suite de 18 chaises italiennes en bois doré du XVIIIe siècle et d’époque rococo. L’ensemble était estimé 300.000 /500.000 euros. Une tapisserie des Gobelins, d’après les cartons de Albert Eckhout et Frans Post, peut-être tissée par Lefebvre Fils en 1720, estimée 100.000 /150.000 euros, a été facturée 553.000 euros.

Une vasque russe en jaspe revna, vers 1830-1840, attribuée à la manufacture lapidaire impériale de Kolynan, probablement réalisée d’après un dessin d’Ivan Hallberg, a été payée 481.000 euros, pour une estimation de 80.000 /120.000 euros. Un miroir en bois doré sculpté, avec des scènes peintes en polychromie dans des cartouches, un travail probablement autrichien du milieu du XVIIIe siècle, a été payé 505.000 euros, pour une estimation de 120.000 /180.000 euros. L’objet le moins cher de toute la collection, un poignard en cristal de roche à décor de pierreries rouges, art moghol du XIXe siècle, dont l’estimation basse était de 400 euros a finalement été payé….21.250 euros.

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans la commission de la maison de ventes facturée à l’acheteur. Les résultats comprennent cette commission qui représente un pourcentage calculé sur le “prix marteau”. Pour cette vente, il est de 25% H.T  sur les premiers 20.000 €, de 20% H.T. au-delà de 20.000 € et jusqu’à 800.000 € et de 12% H.T  au-delà de 800.000 €.

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Catégories :Collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé, Marché de l'art, Paris

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