Christie’s et Sotheby’s misent sur Andy Warhol

Les œuvres d’Andy Warhol dominent en nombre et en valeur les catalogues des  prestigieuses ventes d’art contemporain en soirée organisées par Sotheby’s et Christie’s le 11 mai à New York. La toile la plus chère mise à l’encan est une œuvre de Mark Rothko proposée par Sotheby’s, de belles dimensions mais un peu tardive, avec une estimation de 18/25 millions de dollars.

Dans un climat plutôt favorable pour le marché de l’art en général, les lots présentés concernent très principalement pour les plus hauts prix des artistes dont l’importance est confirmée et l’Œuvre achevée (pour ne pas dire que ces créateurs sont morts), comme Andy Warhol.

Prix records pour les œuvres majeures de Warhol

Le 11  novembre dernier, chez Sotheby’s à New York,  une création d’Andy Warhol datée  de 1962, 200 One Dollars Bills, et payée 43,76 millions de dollars, avait très largement soutenu le chiffre d’affaires de 134,43 millions réalisé en 52 lots.

Chez Christie’s, la veille et toujours à New York,  deux sérigraphies de l’artiste estimées plusieurs millions de dollars chacune – Tunafish Disaster (1963, 6 à 8 $millions) et Most Wanted Men No. 3, Ellis Ruiz B. (1964, 5,5 à 6,5 $millions) –  mais historiquement moins importantes, n’avaient pas trouvé preneur.

Ce contraste caractérise le marché de l’art actuel où seuls les œuvres majeures au sein d’une même Œuvre trouvent grâce auprès des acheteurs les plus fortunés.

Onze œuvres d’Andy Warhol proposées au sein des deux ventes

Le record pour une œuvre d’Andy Warhol négociée dans une vente publique va à un Green Car Crash (Green Burning Car I) de 1963 (228,6 cm x 203, 2 cm) payé 71,72 millions de dollars chez Christie’s en mai 2007.

Le 11 mai, la même maison de ventes  présentera six œuvres de l’artiste dont les estimations sont comprises entre 1,5 et 15 millions de dollars.

La plus chère (et également du catalogue) est le diptyque Silver Liz peint en 1963. Il s’agit d’une rareté du tout début de la production de sérigraphies des stars américaines (commencée en 1962), où le portrait d’Elizabeth Taylor figure sur le panneau de droite droite, face à la surface vide gris argent de celui de gauche.

Cette composition, inédite dans une vente publique, n’a jamais quitté le circuit des négociations privées depuis 1965.

Warhol est également l’artiste le plus représenté chez Sotheby’s avec cinq sérigraphies dont les estimations sont comprises entre 700.000 dollars et 15 millions.

L’œuvre la plus chère (10/15 millions) est ici un superbe autoportrait en violet sur fond noir de 1986, une sérigraphie mesurant 274,3 cm x 274,3 cm qui consacre, par la monumentalité et le sujet représenté, le thème du narcissisme cher à  l’artiste

Une sixième œuvre de Warhol (peinture sur fond sérigraphique), réalisée en 1984 en collaboration avec Jean-Michel Basquiat et aux dimensions encore plus importantes (294,6 cm x 419,7 cm) figure également dans la vente.

Mark Rothko pour l’œuvre la plus chère de la soirée

La création la plus chère du catalogue de Sotheby’s et des deux ventes est une toile de 1961 de Mark Rothko estimée 18/25 millions de dollars. Si l’œuvre présente des dimensions conséquentes (236,5 x 230,5 cm), elle reste toutefois tardive pour ces emblématiques aplats lumineux (ici orange sur fond brun) commencés par l’artiste à la fin des années 1940.

En novembre 2008, chez Christie’s à New York, une huile sur toile de 1960 mesurant 232,4 cm x 176,5 cm,  N°43 (mauve), provenant de la collection Alice Lawrence et estimée 20/30 millions dollars, n’avait pas trouvé preneur.

Au début du marasme sur le marché de l’art contemporain, la vente s’était plutôt bien déroulée avec 76 lots vendus sur les 80 présentés et ce malgré quelques concessions (20 lots vendus sous les estimations basses).

Le record pour une œuvre de Rothko négociée dans une vente publique va à une toile de 1950 connue sous les titres de White Center et Yellow, Pink, and Lavender on Rose  (205,8 cm x 141 cm).  Issue de la collection de David et Peggy Rockefeller, elle y avait été conservée pendant près de 50 ansavant d’être adjugée 72,84 millions de dollars chez Sotheby’s New York, en mai 2007.

Un an plus tard, chez Christie’s et toujours à New York, une autre huile sur toile de Rothko intitulée  N° 15 avait été payée  50,44 millions de dollars.

Peinte en 1952, elle présente des aplats rouges et tirant sur le rose indien sur fond jaune.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art contemporain, Londres, Marché de l'art, New York City

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