À Paris, les prix de l’art africain et océanien flambent chez Sotheby’s

Le 16 juin, à Paris, Sotheby’s a engrangé 6,81 millions d’euros avec un catalogue d’art africain et océanien de 82 lots, dont la quasi-totalité a trouvé preneur. Moins importante en valeur, la vacation dans la même spécialité proposée la veille chez Christie’s, toujours à Paris, a enregistré quelque 50% d’invendus.

L’œuvre figurant en couverture du catalogue, une rare tête à trois visages Kuyu, République du Congo, a été payée 576.750 euros. Cette sculpture tout à fait exceptionnelle, de qualité muséale, était plus que raisonnablement estimée  200.000/300.000 euros. Elle a été collectée avant 1938 par Charles Courtois, administrateur des colonies.

Selon le catalogue de Sotheby’s, seules trois autres têtes s’inscrivant dans le corpus des œuvres Kuyu sont référencées dans le monde ; une fait partie des collections du British Museum, une autre de celles du Metropolitan Museum of Art.

Les quatre têtes, dont l’usage et la signification demeurent inconnus, ont toutes été collectées par Charles Courtois.

La facture la plus élevée de la vacation, 840.750 euros, est allée à une statue d’ancêtre Niembo de la Luika, toujours de qualité muséale, estimée 350.000/500.000 euros.

Un sceptre Tshokwe (Angola) a pulvérisé son estimation de 70.000/100.000 euros, en étant finalement payé 660.750 euros.

Toujours parmi les résultats les plus importants de la vacation, une statue féminine du Bas-Sépik, Papouasie-Nouvelle-Guinée, a été payée 384.750 euros, pour une estimation de 100.000/150.000 euros ; de la même origine, une autre, masculine, a été emportée contre 576.550 euros (estimée 250.000/350.000 euros), une statue féminine du Moyen-Sépik a été échangée contre 552.750 euros (estimée 300.000/500.000 euros).

La veille, chez Christie’s, toujours à Paris, pour la même spécialité, mais avec un catalogue moins important en valeur, 73 lots sur les 143 présentés n’avaient pas trouvé preneur. Il s’agit de quelque 50 % d’invendus dont, pour les plus chers, un cavalier Baoulé (Côte d’Ivoire, première moitié du XIXe siècle, estimé 350.000/450.000 euros), une paire de statuettes Lobi (région de Diébougou, Burkina Faso, estimée 50.000/70.000 euros), un masque Punu (Gabon, estimé 60.000/90.000 euros) et un masque de la Nouvelle-Irlande (estimé 50.000/70.000).

Au sein d’un résultat de 570.000 euros, le prix le plus élevé est allé à une statue Malagan (Nouvelle-Irlande), payée 37.000 euros.

Pierrick Moritz

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Catégories :Afrique, Art d'Afrique, Art d'Océanie, Arts premiers, Marché de l'art, Paris

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