Tintin au pays des invendus

La première vente de Sotheby’s consacrée à la bande dessinée et aux comics, proposée aujourd’hui à Paris, n’a pas fait recette. Sur 89 lots présentés, 62 n’ont pas trouvé preneur

De 14 lots de l’œuvre d’Hergé, 6 sont restés sur le carreau, dont le plus cher, un dessins pleine page à l’encre de Chine, de l’épisode Le Crabe aux pinces d’Or pour un album à colorier, réalisé en 1944. 240.000/260.000 euros en étaient attendus.

Les enchérisseurs ne se sont pas battus pour acquérir le second lot le plus cher, une planche originale (34 x 46 cm) dessinée par Hergé en noir et blanc pour Les Aventures de Tintin, L’Étoile mystérieuse (1941), copie dite « de sécurité » réalisée à l’encre de Chine pour une publication dans le quotidien belge Le Soir. Estimée 220.000/240.000 euros, le lot a été adjugé 195.000 euros, soit une facture finale de 234.750 euros avec les frais de 20 % à la charge de l’acheteur.

Le troisième lot le plus cher du catalogue, une couverture originale de 1932 pour Le Petit Vingtième, réalisée à l’encre de Chine et à la gouache par Hergé, n’a pas trouvé preneur. Cette pièce originale était estimée 95.000/120.000 euros.

Même destin pour la troisième estimation la plus importante, 55.000/60.000 euros, concernant un dessin original d’Hergé de 1945, un Bonjour, monsieur le libraire ! destiné à illustrer un prospectus promotionnel.

Attendu respectivement à 50.000/60.000 et 32.000/35.000 euros, toujours par Hergé, un ensemble de 4 dessins (deux en couleurs, deux en noir et blanc) de 1977 et un dessin original pour un carte de vœux, vers 1960, représentant Tintin et Milou tenant une branche de houx, sont également restés sur le carreau.

La troisième adjudication la plus élevée, 40.000 euros, va à un album de Tintin chez les Soviets, édition de 1929,  d’une édition de 500, celui-ci portant le numéro 477.  Cette rareté était estimée 40.000/45.000 euros. Avec les frais, l’acheteur s’en tire pour 48.750 euros.

Le troisième prix revient à un dessin original par Hergé de 1926 pour les aventures de Totor : 22.350 euros avec les frais de 20 % pour une estimation de 20.000/25.000 euros sans ces frais. C’est-à-dire que le lot a été adjugé sous son estimation basse.

Parmi les rares bonnes enchères de cette vente catastrophique, on trouve une planche originale d’André Franquin de 1956 pour le Journal de Spirou et l’aventure Le Gorille à mauvaise mine, facturée 70.350 euros avec les frais de 20 % pour une estimation de 65.000/70.000 euros.

Une planche à l’aquarelle et au feutre d’Hugo Pratt pour Corto Maltese, signée, a été facturée 16.250 euros avec les frais (25 % ici) pour une estimation de 8.000/10.000 euros.

Pierrick Moritz

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Catégories :Bande dessinée

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