Un Vlaminck, découvert dans une maison familiale, vendu aux enchères le 20 août à Moulins

Actualisé le 20 août à 21 heures 47 : cette œuvre a été adjugée 40.000 euros (sans les frais). Contrairement à ce qui avait été annoncé par la maison de vente, cette œuvre n’a pas été rentoilée ; il s’agit donc de la toile d’origine.

Une intéressante huile sur toile peinte par Maurice de Vlaminck vers 1910 fait partie du programme d’une vente aux enchères de peinture programmée le 20 août par l’étude Sadde de Moulins.

Vendue dans le cadre d’un partage familial, cette œuvre est restée pendant plusieurs décennies chez des habitants du centre de la France.

Acquise dans les années 1950-1960 – probablement à Paris -, elle a été découverte dans un environnement où figuraient des créations d’autres artistes célèbres.

Son estimation – prudente – est de 40.000/50.000 euros

L’œuvre de Maurice de Vlaminck est principalement connue pour deux grandes périodes : une séquence fauve poussée jusqu’en 1908, avec l’utilisation de couleurs très pures, et une production « expressionniste » peinte après la guerre 1914-1918, présentant souvent des maisons de village sous des cieux chargés.

Pour être monté au front, l’artiste a été profondément marqué par l’horreur de la Grande Guerre – son poème Et pas une ne criait : « Assez !  » est resté célèbre. L’aspect tourmenté de compositions répétées de manière quasi-obsessionnelle trouverait sa source dans ce traumatisme-là.

Souvent décriées pour cet aspect de redite, ces compositions « naturalistes » ne sont en fait pas si éloignées de l’univers d’un Edward Hopper.

Les œuvres de la période fauve de Vlaminck sont les plus recherchées sur le marché de l’art, où elles peuvent s’échanger contre des fortunes (record de quelque 22,5 millions de dollars pour un Paysage de banlieue daté de 1905, vendu chez Christie’s en 2011).

Ses créations réalisées après 1918, notamment ces fameuses « maisons au bord d’une route », rarement datées – comme beaucoup de ses œuvres – enregistrent des prix beaucoup moins importants, souvent sous la barre des 100.000 dollars, mais globalement en nette progression.

Entre ces deux périodes, les couleurs s’assourdissent, les influences de van Gogh et de Cézanne s’installent, mais le style reste très personnel.

PM

L’œuvre

vlaminck

Maurice de VLAMINCK (1876-1958) :  Paysage bleu, circa 1910, huile sur toile, signée Vlaminck en bas à droite, 33 x 41 cm. Certificat du Wildenstein Institute en date du 15 mai 2014. Crédit photo : étude Sadde, Moulins.

Ce Paysage bleu, livré aux enchères le 20 août à Moulins, rapproché d’autres œuvres « en bleu » réalisées par l’artiste vers les années 1910, est singularisé par une « manière » très gestuelle, qui remplit la toile. Seuls les troncs des arbres et les quelques maisons situées au centre de la toile comportent des lignes droites.

On retrouve ce style énergique, plus proche de l’abstraction, dans deux œuvres vendues chez Christie’s ces dernières années : un Bouquet de fleurs échangé contre 194.500 dollars (en 2009 ; toile, 60,3 cm x 49,6 cm) et une Marine facturée 155.000 dollars (en mai 2014 ; toile ; 73 cm x 92 cm).

PM

 

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Catégories :Art moderne, Marché de l'art

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