« Contakt » : Nuit Blanche pour quatre créateurs en vue

Contakt, une installation multimédia créée à partir des archives spatiales de « Symphonie », le premier programme franco-allemand de télécommunication par satellites, sera l’une des créations vedettes de « Nuit Blanche’, programmée dans la nuit du 4 au 5 octobre à Paris. Rendez-vous au siège du CNES (Centre National d’Études Spatiales, 2 place Maurice Quentin, quartier des Halles), de 19 heures à 2 heures.

Contackt : les créations ; les créateurs 

nuitblancheselfiedellaportaSelfie. Pour Contakt, le photographe Raphaël Dallaporta a travaillé sur le sujet des empreintes les plus visibles laissées sur terre par le programme Symphonie : les antennes des stations terriennes de réception, à Pleumeur-Bodou et à Reisting (Allemagne). Il s’agira d’un vaste accrochage photographique.  Photo © Raphaël Dellaporta.

dellaportaportraitRaphaël Dallaporta, né en 1980, a développé ces dix dernières années une démarche photographique remarquée internationalement pour la rigueur de ses protocoles de prises de vue et sa conviction documentaire. Ses projets de long terme, couvrent un large champ des préoccupations humaines. Le photographe  a travaillé en étroite collaboration avec des démineurs (Antipersonnel), des juristes (Esclavage domestique), des médecins légistes (Fragile) et des archéologues (Ruins). Son travail est notamment présent dans les collections du Fond National d’Art Contemporain à Paris, du musée Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône et de la New York Public Librairy. Depuis 2011, il travaille sur les activités humaines dans le domaine spatial, interrogeant notre relation au progrès et à la mémoire. Photo © Raphaël Dallaporta

NuitblancheseinPour Contakt, Romain Sein, qui crée avec la vidéo, s’est intéressé à la perception du grand public du programme spatial Symphonie ; il s’agit du regard à travers la télévision de touristes allemands et français dans le cadre d’un camping des années 1970 reconstitué. Photo ©Romain Sein. 

RomainseinNé en 1981, Romain Sein s’intéresse particulièrement aux possibilités de diffusion et aux stratégies de monstration qu’offre la vidéo. Ses recherches l’amènent à envisager toutes les variations possibles par ce procédé. On retrouve dans ses travaux des composantes récurrentes : le goût pour une documentation exhaustive, les modifications et les déplacements, les dérèglements. Avec ses premiers films sur la conquête spatiale, il a participé à l’évènement de La Cabane du pavillon au Palais de Tokyo, ainsi qu’à l’exposition Société anonyme au Plateau (FRAC Ile-de-France). Photo © Romain Sein.

 

Nuitblanche2Simon Ripoll-Hurier : Eingepflantz. Cette œuvre nous révèle une expérience secrète du programme Symphonie, menée suite à une couverte majeure dans les laboratoires franco-allemands du programme sur la transduction des ondes cérébrales en ondes radioélectriques. Un émetteur-récepteur d’un nouveau genre est alors développé : une fois greffé dans le cerveau, il devra permettre à chaque personne équipée d’émettre et de recevoir des pensées par ondes radio. Le 19 décembre 1974 à 2h39, une dizaine de volontaires sont implantés. Les signaux qu’ils émettent échappent à toutes les prévisions. Une équipe internationale de chercheurs est constituée pour tenter de les déchiffrer. Photo ©CNES

nuitblanchesimonNé en 1985, Simon Ripoll-Hurier est un artiste visuel et sonore. Son travail se concentre sur la question du studio comme lieu où les représentations sont produites. De Hollywood à Broadway, des machines à nuages au cerveau des rêveurs, son travail explore les relations entre le propre et le figuré, entre le monde du studio et le monde produit par le studio. Certaines de ses œuvres sont intégrées aux collections du CNAP, du FRAC Haute-Normandie et des Beaux-Arts de Paris. Photo © Simon Ripoll-Hurier.

 

nuitblanchezagariSalle de lancement. À partir de faits réels, Simon Zagari a écrit sa propre histoire du programme Symphonie, en imaginant les « scènes manquantes » de ce projet, comme pour ajouter de nouvelles images aux archives existantes. Ces scènes, reconstituées avec des marionnettes et mêlées aux archives scientifiques, formeront un documentaire de fiction qui retranscrira le projet franco-allemand à travers une approche ludique. Photo ©Simon Zagari

nuitblanchezagariNé en 1984, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et de la Villa Arson à Nice, Simon Zagari construit son travail à partir de l’observation, nourrissant son regard de l’histoire artistique mais aussi d’objets, de faits et de gestes qui nous entourent au quotidien. Déposant côte-à-côte les éléments issus de ses observations, il encourage le spectateur à reconstituer et reconstruire l’objet qu’il a face à lui, selon une démarche archéologique. Photo ©Simon Zagari

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Catégories :Art contemporain, Expositions, Paris

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