Coup de blues pour les Arts décoratifs du XXe siècle à Paris

La vente de prestige d’arts décoratifs du XXe siècle organisée par la maison de ventes Camard et Associés, le 6 avril a Drouot, a affiché un taux d’invendus de plus de 60 % avec certains lots payés sous leur estimation basse.  

Même les créations d’Eileen Gray, la créatrice la plus recherchée de l’art déco, n’ont convaincu qu’à moitié dans cette vacation organisée par une maison de ventes réputée pour son grand sérieux et la qualité des objets qu’elle présente : si deux de ses supensions « lampions’ en bois découpé avec un cache-ampoule en œuf d’autruche ont été respectivement payées  200.000 € et 240.000 € (la dernière affichant des dimensions plus importantes) sur la base d’estimations hautes, très raisonnables, de 120.000 € et 150.000 €, un tapis (120.000 €/150.000 €) et un miroir (70.000 €/80.000 €) réalisés par l’artiste n’ont pas trouvé preneur.

Un rare bureau en bois peint gris de Georges Vantongerloo, estimé 280.000 euros/320.000 euros, ne s’est également pas vendu, tout comme les verreries de Maurice Marinot, habituellement très recherchées, ou, excepté une paire de fauteuils  dite « boudoir Readhead » payée 135.000 € avec les frais sur la base d’une estimation haute de 120.000 € sans les frais,  des créations de Jacques-Émile Ruhlmann comme une rare vasque d’éclairage en albâtre qui était estimée 80.000 €/90.0000 €.

Certains lots ont même été laissés sous leur estimation basse comme un lampadaire de parquet de Clément Rousseau (payé 85.000 € sur une estimation basse de 100.000 € ), un bronze de Raymond Delamarre Persée et Andromède (payé 20.000 € sur une estimation basse de 30.000 €), un tapis en laine de Albert Van Huffel et des ateliers de Saedeleer (emporté à 5.000 € sur une estimation basse  de 6.000 €), une paire de tables de chevet de Jean Royère (payée 10.500 € sur une estimation basse de 12.000 €), un guéridon « au hibou » en bronze de Diego Giacometti  (emporté au niveau de son estimation basse sans les frais à 80.000 € avec les frais*), une table « Cinderella »  du collectif Demakersvan (également payée au prix de son estimation basse sans les frais à 70.000 € avec les frais*) et un fauteuil à double coque en acier inoxydable de Ron Arad a été payé 41.000 € avec les frais (estimé 40.000 €/50.000 € sans les frais*).      

Parmi les objets qui ont sucisté la convoitise des enchérisseurs, un rare pâtisson en étain martelé, sculpté et laqué de Jean Dunand, vers 1914,  s’est vendu 37.000 euros sur une estimation de 15.000 €/18.000 €, une superbe  boîte en sycomore et ébène de macassar de O’Kin (Eugénie Jubin) est montée à 28.000 euros sur une estimation de 18.0000 €/22.000 €,   une table à jeux rose florescent de de Jean-Claude Farhi rose a été payée 50.000 €, selon son estimation haute,  une table « Cinderella »  du collectif Demakersvan a été achetée 70.000 € (estimée 70.000 €/90.000 €), et un rare pot couvert de Gio Ponti à décor émaillé 72.000 € sur une estimation de 35.000/40.000 €.

PM

*Ces résultats s’entendent frais à la charge de l’acheteur compris. Pour les prix donnés ici, ils sont de 20 %. Les estimations ne comprennent pas ces frais. Pour qu’un lot ait été adjugé au moins au prix de son estimation basse, son résultat doit donc afficher au moins 20 % de plus que cette estimation basse.  

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Catégories :Arts décoratifs, Paris

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