“La Belle Romaine, Nu assis au divan » vaut 49 millions d’euros

Vedette d’une vacation d’art moderne organisée hier soir à New York par Sotheby’s, La Belle Romaine (Nu assis sur un divan), peinte par  Amedeo Modigliani en 1917, a été payée quelque 69 millions de dollars (49 millions d’euros). À l’aune des 16,77 millions de dollars engagés par le présent vendeur pour l’acquérir en 1999,  ce prix record pour une œuvre de l’artiste témoigne de la valorisation des chefs-d’œuvre de l’art moderne. Toutefois, le quart du catalogue de cette vente prestigieuse n’a pas trouvé preneur et certaines œuvres importantes ont été négociées au niveau de leur estimation basse, symptômes d’un marché de l’art en vente publique toujours aussi congestionné.

Vendue hier soir par Sotheby’s à New York pour quelque 69 millions de dollars, La Belle Romaine, Nu assis sur un divan, une huile sur toile d’Amedeo Modigliani peinte en 1917, devient l’œuvre la plus chère du peintre négociée en vente publique, dépassant allègrement les 31,36 millions de dollars payés en 2004 pour une autre toile de l’artiste, Jeanne Hébuterne devant une porte et le record des 43 millions d’euros échangés contre une tête féminine sculptée par Modigliani vers 1910-1912, une œuvre vendue à Paris en juin dernier.

Jeanne Hébuterne au chapeau, une autre toile du peintre présentée dans la vente, a été payée quelque 19 millions de dollars sur une estimation de 9/12 millions.

Parmi les autres plus fortes enchères figure également une Danseuse dans le fauteuil, sol en damier d’Henri Matisse, une huile sur toile peinte en août 1942. L’œuvre a été payée 20,8 millions de dollars sur une estimation de 12/18 millions. Le présent vendeur l’avait acquis pour quelque 11 millions de livres chez Sotheby’s Londres en  juin 2007. Ici, la plus-value est relativisée par les frais de vente dont il doit s’acquitter.

Un bronze d’Aristide Maillol estimé 500.000/700.000 dollars a été  payé 2,99 millions ;  de Claude Monet, un Saule peint en 1885 et estimé 4,5/6,5 millions a été échangé contre 6,5 millions et une Étude de joncs brossée à l’huile sur toile en 1886 a été payée quelque 2 millions de dollars sur une estimation de 1,2/1,8 million. 

Un Orphée et Eurydice peint par Oskar Kokoschka en 1917 a été payé 1,98 million. L’œuvre était estimée 600.000/800.000 dollars.

Le deuxième lot le plus cher de la vacation, un large Bassin aux nymphéas de Claude Monet estimé 20/30 millions de dollars sans les frais (12 %), s’est vendu plus difficilement. Il a été payé 24,72 millions avec les frais, soit légèrement mieux que son estimation basse sans les frais. Un bronze d’Henri Matisse, Deux Négresses, fait moins bien avec un prix de 8,8 millions avec ces mêmes frais quand il était estimé 8/10 millions sans eux.

Avec des prix respectifs de 5,34 et 5,40 millions de dollars avec les frais (12%), deux importantes toiles de Pablo Picasso,  Homme et femme, exécutée en 1921, et Homme au fanion, peinte en 1969, ont été adjugées très légèrement sous la fourchette de leur estimation de 5/7 millions chaque, comme une œuvre de  Chaïm Soutine  payée 1,42 million avec les frais pour une estimation de 1,5/2 millions. 

Parmi les invendus les plus chers de la vacation figurent, pour une estimation de 6/8 millions de dollars chaque, un Homme et femme au bouquet de Pablo Picasso, une huile sur toile peinte en 1970, et une Titine Trovato en robe et chapeau, huile sur toile peinte en 1934 par Henri Matisse. Avec un précédent échec pour une mise en vente à 12/18 millions de dollars en novembre 2008 chez Sotheby’s New York, cette dernière œuvre figure en 14ème position du classement des 20 tableaux les plus chers ravalés en vente publique ces trois dernières années. La Couseuse, peinte en 1875 par Pierre-Auguste Renoir (estimée 5/7 millions) et La Récolte des foins, Eragny de Camille Pissarro, une huile sur toile de 1887 (estimée 3/5 millions), n’ont également pas trouvé preneur.

Cette vacation, qui a rapporté 227,56 millions de dollars, faisait partie de la série des grandes ventes aux enchères d’art moderne et contemporain organisée jusqu’à la semaine prochaine à New York. Cet après-midi, Sotheby’s dispersera 228 lots d’art moderne moins importants en valeur (estimation maximale de 700.000/1 million de dollars).

Pierrick Moritz

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Catégories :Art moderne, Marché de l'art

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