Paris – Photographie aux enchères : la rareté vendue au prix fort dans un marché très sélectif

Avec 409.500 euros engagés sur un tirage chromogénique monumental d’André Gursky, une pièce unique présentant une multitude de flacons colorés, le plus haut prix pour une photographie vendue aux enchères cette année à Paris a été enregistré le 14 novembre chez Sotheby’s, au cours d’une vente consacrée à la spécialité. Cette image non titrée, datée de 2006, était estimée 120.000/160.000 euros.

 58,5 % des lots ont trouvé preneur, pour un produit de vente atteignant 71,3 % de la valeur globale du catalogue. Ces données sont bien représentatives d’un marché de la photographie extrêmement sélectif – la spécialité, difficile, s’intéresse en grande majorité à des multiples -, où les amateurs n’hésitent pas à payer le prix fort pour la rareté.

Le constat se vérifie à travers les résultats des deux ventes de photographies proposées par Artcurial le même jour à Paris. Un tirage sur toile de La Prière – 1930 – de Man Ray, réalisé vers 1970, a été payé 194.000 euros, pour une estimation de 20.000/30.000 euros, marquant un record mondial pour une édition de cette image, dont on ne connaît que trois exemplaires sur toile sensibilisée et neuf sur papier. Malgré un taux d’invendus global de quelque 35 %, Artcurial reste « dans les clous » de ses estimations globales grâce aux lots vendus au-dessus de l’estimation. La vacation consacrée à la dispersion d’une collection française de photographies d’André Kertész a même généré un produit de vente supérieur à l’estimation de 147.900 euros (résultat à 165.360 euros).

Le 15 novembre, chez Sotheby’s, toujours à Paris, à l’issue de la dispersion d’un exceptionnel ensemble de 400 œuvres de Man Ray, 271 lots dont environ 200 étaient des tirages photographiques, quelque 68 % des lots avaient trouvé preneur, pour un produit de vente atteignant quelque 82 % de l’estimation globale du catalogue.

Les quatre prix les plus élevés concernent des peintures et des objets, dont en premier lieu les 187.500 euros engagés sur une huile sur toile titrée Much Ado About Nothing (1949), une œuvre estimée 60.000/80.000 euros.

Un tirage argentique de Lee Miller au collier d’éponges – hiver 1930-31, payé 79.500 euros pour une estimation de 40.000/60.000 euros, enregistre le prix le plus élevé de la vacation pour une photographie. Il est directement suivi par les 37.500 euros payés pour un tirage argentique d’un célèbre portrait de Catherine Deneuve, daté de 1968, où l’actrice porte d’imposants pendants d’oreilles en forme de cône en spirale fabriqués par l’artiste, dont 7.000/10.000 euros étaient attendus.

Pierrick Moritz

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Catégories :Marché de l'art, Paris, Photographie

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