École de Pont-Aven, Nabis, art impressionniste et moderne : succès de trois ventes chez Christie’s Paris

Les excellents résultats des trois ventes aux enchères Œuvres modernes sur papier, Au temps de Gauguin : ensemble d’œuvres d’une collection privée européenne (consacrée à l’école de Pont-Aven et aux Nabis) et Art impressionniste et moderne proposées le 31 mars par Christie’s Paris montre l’intérêt des collectionneurs du monde entier pour des catalogues présentant des œuvres de qualité, d’une grande fraîcheur sur le marché et éveillant la curiosité.

Des acheteurs originaires de 26 pays ont produit une recette globale de 18,52 millions d’euros, soit 95 % de la valeur des trois catalogues. Les taux d’œuvres vendues pour les trois vacations sont de 76 % (Au temps de Gauguin : ensemble d’œuvres d’une collection privée européenne) et 87 % (les deux autres ventes).

Six prix record ont été établis pour certains artistes, dont Charles Filiger, avec Berger au Pouldu ou Jeune Breton aux sabots, une gouache sur carton (39,5 x 16,3 cm), réalisée en 1894-1895, estimée 20.000/30.000 euros et payée 349.500 euros (397,207 $), et Charles Laval, à travers les 235.500 euros (267,646 $) payés pour Bretons se promenant, gouache et aquarelle sur carton fin (38,7 x 59 cm), réalisée vers 1889-90.

Un bouquet de fleurs peint par Auguste Renoir en 1879,  huile sur toile, 36 x 41,5 cm, a été payé 841.500 euros (940,343 $), pour une estimation de 600.000/900.000 euros. Cette œuvre résidait dans la même collection depuis 1996 ; elle appartenait initialement au marchand Ambroise Vollard. Entre temps, on la trouve située chez un collectionneur particulier suisse (acquisition en 1930), puis transmise à la descendance de ce dernier.

Par Francis Picabia, Le Retour de la pêche, les Martigues, une œuvre peinte à l’huile sur toile (150 x 200 cm) en 1903, alors que l’artiste avait 24 ans, a été payée 757.500 euros (860,899 $), pour une estimation de 400.000/600.000 euros.

Ève, petit modèle, version à la base carrée dite aussi «aux pieds plats» par Auguste Rodin, bronze à patine brun foncé, l’œuvre conçue en 1883, cette épreuve fondue entre 1920 et 1930, H. 75,2 cm, a été payée 697.500 euros (792,709 $), pour une estimation de 700.000 euros /1 million d’euros.  Cette sculpture a été acquise en 1934 auprès de la Galerie Haussmann, par Simone Lesieur et son époux, Jacques Lemaigre Dubreuil. Collectionneurs et mécènes, proches d’artistes comme Jean Dunand et Paul Jouve, ils conservèrent la présente épreuve, demeurée dans leur famille depuis lors.

Un Ibis bleu par Paul Gauguin, gouache, aquarelle et encre sur parchemin (90 x 59,8 cm), réalisé à Tahiti en 1892, estimé 500.000/800.000 euros, a été payé 601.500 euros (683,605 $).Cette rare composition, montrant un couple en plein ébats sexuels et un ibis au milieu de la végétation, avait été offert par l’artiste à Ambroise Vollard sous la forme d’un sous-main plié en quatre (pour cacher la scène plus qu’érotique ?). Il fut déplié et encadré par Vollard, le plus important marchand de Gauguin dans les années 1900.

Estimée 300.000/500.000 euros, L’Allégorie de l’âme par Salvador Dali, une composition sur papier (31 x 32,2 cm) datée de 1951, a été payée 553.500 euros (629,053 $).

Vue du port de Vathy, Samos par Émile Bernard, peinte à l’automne 1893 à l’huile sur toile (83 x 107, 5 cm), estimée entre 150.000 et 250.000 euros, a été payée 277.500 euros (310,095 $). Cette œuvre faisait partie de la dispersion d’un ensemble de neuf œuvres de la collection d’Indosuez Wealth Management, France, dont la totalité a été vendue pour 760.375 euros (estimation globale de 500.000 euros).

Nu se coiffant au bord de l’étang par Paul-Élie Ranson, huile sur toile, peinte vers 1897, 92 x 72,6 cm, a été payé 397.500 euros (444,190 $), pour une estimation de 120.000/180.000 euros. Il s’agit d’un record mondial pour une œuvre de cet artiste vendue aux enchères.

Un groupe, composé d’une dizaine d’œuvres inédites sur le marché de l’art, et provenant de l’ancienne collection de Léo Netter a été entièrement vendu. De cet ensemble, Le Bourg dans la vallée par Maurice de Vlaminck, une huile sur toile (81 x 100 cm) peinte en dans le style cézannien, estimée 180.000/250.000 euros, a été payée 277.500 euros (310.095 $). Netter est un nom mythique dans ce que fut l’aventure artistique de Montparnasse. Découvreurs de talents, mécènes, collectionneurs, cette famille d’industriels de l’est de la France marqua l’histoire de l’art, et plus particulièrement l’École de Paris de l’entre-deux-guerres.

PM

Les estimations ne comprennent pas les frais à la charge de l’acheteur. Les résultats incluent ces frais. Chez Christie’s Paris, ils sont de 25 % jusqu’à 30.000 euros ; de 20 % entre 30.001 euros et 1,2 million d’euros ; de 12 % au-dessus.

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Catégories :Art moderne, Paris

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