La vente Allan Stone dominée par Wayne Thiebaud et l’art décoratif d’avant-garde 1900

La vente aux enchères d’œuvres d’art et d’art décoratif de la collection du marchand et collectionneur Allan Stone (1932-2006), proposée par Christie’s le 12 novembre à New York, a permis de réunir 52,42 millions de dollars. 70 lots sur les 78 inscrits au catalogue ont été vendus.

Les prix les plus élevés concernent des œuvres de Wayne Thiebaud, et en premier lieu les 4,52 millions de dollars engagés sur un tableau estimé 1,4/1,8 million.

Les créations de ce pionnier du Pop Art, connu pour ses variations sur la consommation de masse, qui a beaucoup travaillé sur des formats relativement petits, se sont très bien vendues.

Pour les œuvres les plus chères, Seven Suckers, une  huile sur toile de 1970, a été payée 4,52 millions de dollars, pour une estimation de 1,4/1,8 million, et Tie Rack, une huile sur toile de 1969, a été facturée 3,4 millions, pour une estimation de 1,4/1,8 million. Quelque 1,4 million de dollars a été engagé sur Hot Dog with Mustard, une petite huile sur toile de 1964, estimée 600.000/800.000 dollars.

Deux œuvres de l’artiste n’ont pas trouvé preneur : Layer Cakes Row, encre et graphite sur papier, une œuvre de 1964, estimée 100.000 /150.000 dollars, et 1/2 Lemon Meringue Pie, 1977, pastel et aquarelle sur papier, dont 350.000/450.000 dollars étaient attendus.

Les créations de Willem de Kooning, liées à l’expressionnisme abstrait, ont eu plus de difficultés à trouver preneur.

L’œuvre la plus chère du catalogue, une huile sur panneau sans titre peinte par de Kooning en 1942, a été facturée 5,3 millions de dollars, pour une estimation de 6/10 millions.

Man, une huile sur papier marouflé sur toile, une création de 1967, estimée  5/7 millions de dollars, a été payée 4,52 millions.

Study For Marshes, huile et fusain sur papier sur papier monté sur panneau, créée en 1945-1946, a été payée 4,29 millions de dollars, pour une estimation de 4/6 millions.

Figures in a Landscape #2, une huile sur papier marouflé sur toile, créée en 1976, assortie d’une estimation de 2,5 /3,5 millions de dollars, n’a pas trouvé preneur.

Pour une œuvre de Kooning bien vendue, un Sans titre (Rome Series), de 1959, alkyde et pierre ponce moulue sur trois feuilles de papier attachées et montées sur toile, a été payé 657.000 dollars, pour une estimation de 350.000/450.000 dollars.

Du côté des arts décoratifs, le mobilier d’architecte 1900 a été échangé à des niveaux de prix très élevés.

Estimation haute multipliée par dix pour une création de Carlo Bugatti. Elle concerne un bureau double conçu vers 1900, en bois noirci, parchemin peint, cuivre martelé et os, avec un tiroir et flanqué d’un petit meuble à trois tiroirs de chaque côté. Estimée 100.000/150.000 dollars, cette pièce a été facturée 1,55 million.

Même écart abyssal entre estimation et facture finale pour une chaise de Josep Maria Jujol, l’un des collaborateurs de Gaudi En bois tropical dur et métal peint, conçue en 1911 pour la Botiga Mañach de Barcelone, elle a été payée 769.000 dollars, pour une estimation de 60.000/80.000 dollars.

De Carlo Bugatti, à nouveau, un cabinet conçu vers 1898, en bois noirci, étain, laiton et laiton martelé, a été facturé 253.000 dollars, pour une estimation de 80.000/120.000 dollars.

Du même créateur, un fauteuil en bois noirci, parchemin, cuivre martelé, avec incrustations d’étain et d’os, a été payé 55.000 dollars, pour une estimation de 20.000/30.000 dollars.

Un paravent à deux pans d’Antoni Gaudi en chêne et verre givré (203 cm x 177,8 cm), conçu en 1909 pour la Casa Mila, a été payé 1,38 million de dollars, sous une estimation de 1,5 /2,5 millions.

Un Christ jeune en bois doré et plâtre patiné du même Gaudi, conçu vers 1909 pour la chapelle de la Casa Mila, d’une hauteur 67 cm, estimé 300.000/500.000 dollars, n’a pas trouvé preneur

Pierrick Moritz

Les estimations sont données sans les frais à la charge de l’acheteur. Sur la place de New York, ils sont de 25 % jusqu’à 50.000 dollars, 20 % au-dessus de cette dernière somme et jusqu’à 1 million de dollars, 12 % au-delà. Les résultats incluent ces frais.

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Catégories :Art contemporain, Arts décoratifs, New York City

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1 réponse

Rétroliens

  1. Une dispersion d’œuvres d’art premier de la collection Allan Stone plutôt difficile « Art Without Skin, l'art sans la peau

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