Succès pour une vente d’art contemporain de Christie’s à New York

Un Van Gogh ne fait pas le printemps

Les « oracles » avait cru voir un signe de chute du marché de l’art dans le symbole d’un tableau du très médiatique Vincent Van Gogh invendu chez Sotheby’s la semaine dernière. En fait, cette toile souffrait d’une estimation trop élevée et inversement proportionnelle à sa qualité artistique (ce n’est pas ce que l’artiste a fait de mieux). Son intérêt historique (un des derniers tableaux peints par Van Gogh à Auvers-sur-Oise) n’était pas parvenu à contrebalancer ce handicap. Dans cette vacation, d’autres œuvres importantes n’avaient également pas trouvé preneur, principalement en raison d’estimations trop ambitieuses.

La vente d’art d’après-Guerre et contemporain organisée par Christie’s hier soir à New York a totalisé 325 millions de dollars, avec seulement 5 lots invendus sur 67 présentés et 27 payés au-dessus de l’estimation. Toutefois, si la sélection opérée par les grandes maisons de vente n’est pas à remettre en question sur l’aspect qualitatif, les estimations de certaines œuvres seront probablement revues à la baisse à l’avenir, certaines ayant du mal à dépasser leur estimation basse. Mais nous serons toujours dans des niveaux de prix historiquement au plus haut : la norme dans un marché de l’art de plus en plus pointu.

Plus haut prix de la vente pour un tableau de Mark Rothko vendu au-dessus de son estimation

Les quatre œuvres de Mark Rothko présentées ont trouvé preneur. 34,2 millions de dollars, le prix le plus important de la vacation, va à l’huile sur toile Sans titre (Rouge, Bleu, Orange) de 1955, échangée au-dessus de son estimation de 25/30 millions. N°7 (Dark Over Light), une huile sur toile peinte en 1954, a été payée 21 millions pour une estimation de 20/30 millions. Sans titre (Noir et Gris), acrylique sur toile de 1969, a été échangée contre 10,6 millions, pour une estimation de 10/15 millions. Green, Blue, Green on Blue, une création à l’acrylique sur papier marouflé sur toile, datée de 1968, a été facturée 6 millions, pour une estimation de 3 /5 millions.

Prix record pour un tableau de Lucian Freud

Une huile sur toile de Lucian Freud, intitulée Ib and Her Husband, a été payée 19,3 millions de dollars, pour une estimation communiquée sur demande. Il s’agit d’un record pour une œuvre de l’artiste vendue aux enchères.

Sous-enchères et surenchères sur Andy Warhol

Si un portrait d’Elizabeth Taylor, polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur lin, réalisé en 1963, a été payé 23,5 millions de dollars, pour une estimation de 25/35 millions, et un Ambulance Disaster, une encre sérigraphique sur papier, vers 1963, a également été cédé sous une estimation de 1/1,5 million, avec une facture de 825.000 dollars, une aquarelle et graphite sur papier de 1961, One Dollar, s’est arrachée au double de son estimation haute, à 4 millions, et un Muhammad Ali, une œuvre de 1978, polymère synthétique et encres sérigraphiques et acrylique sur toile, a triplé son estimation haute, pour une facture de 9,2 millions.

Toutes les œuvres de Warhol présentées dans cette vacation ont trouvé preneur. Un Rorschach, polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur toile, une œuvre de 1985, a été payée à 5,4 millions de dollars, pour une estimation de 4/6 millions ; un Hammer and Sickle, polymère synthétique, encres sérigraphiques et acrylique sur toile, daté de 1985, a été facturé 5,4 millions, pour une estimation de 4/5 millions ; un Elvis, 2 times, encre sérigraphique et argent peints sur lin,  de 1963, a été payé 15,7 millions, pour une estimation de 15/20 millions.

Un Little Electric Chair de 1964-1965, polymère synthétique, encre sérigraphique et acrylique sur toile, a été payé 5,6 millions de dollars, pour une estimation de 5 /7 millions ; un Jean-Michel Basquiat, polymère synthétique et encre sérigraphique sur toile,  une réalisation de 1984, a été facturé 1, 27 million, pour une estimation de 1,2/1,8 million. Truman Capote, un diptyque de 1979, polymère synthétique, encre sérigraphique sur toile, a été payé 825.000 dollars, pour une estimation de 700.000 dollars/1million.

Estimations pulvérisées pour des artistes chinois et japonais

Une naïve et endormie Princess of Snooze, crylique sur toile du Japonais Yoshitomo Nara, a été payée 1,49 million de dollars, pour une estimation de 400.000/600.000 dollars. Du côté des artistes chinois, une huile sur toile de Zeng Fanzhi, un Mask Series N°26, daté de 1995, a été facturé 1,38 million , pour une estimation de 700.000 /900.000 dollars ; pour la même technique sur le même support, un Bloodline Series: Mother with Three Sons (The Family Portrait), de Zhang Xiaogang, a été payé 3,99 millions, pour une estimation de 1,8/2,2 millions.

Record pour le diamant géant de Jeff Koons

De Jeff Koons, une sculpture en acier chromé bleu figurant un diamant géant a été facturée 11,8 millions de dollars, pour une estimation communiquée que sur demande.

6 millions de dollars pour une « infirmière » de Richard Prince

Une Piney Woods Nurse de Richard Prince, impression jet d’encre et acrylique sur toile, réalisée en 2002, a été payée quelque 6 millions de dollars, pour une estimation de 1,8/2,2  millions.

Pierrick Moritz

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Catégories :Art contemporain, Marché de l'art, New York City

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