L’assèchement en pièces d’art chinois ancien rares sauve le marché du ralentissement économique de la Chine

Christie’s achèvera sa traditionnelle série de ventes d’automne à Hong Kong le 2 décembre par des vacations consacrées aux céramiques, objets et œuvres d’art chinois.

Comme pour l’édition équivalente de 2014, on remarque peu de pièces chinoises inédites sur le marché de l’art aux enchères du côté de l’extrême rareté.

Dans la vente The Classic Age of Chinese Ceramics – The Linyushanren Collection, Part I (36 lots) ;  trois des quatre lots les plus chers ont été vus sur le marché de l’art aux enchères au cours de ces 11 dernières années.

Lot phare du catalogue, une assiette en céramique des fours de Ge (céladon) gris crème à deux réseaux de craquelures, noires et or, le bord polylobé, datée de la dynastie des Song du Sud (1127-1279), estimée l’équivalent de quelque 5,2/6,5 millions USD, avait été payée 1,46 million USD chez Christie’s New York en mars 2004 (estimation de 400.000/500.000 USD)

Assorti de la troisième estimation la plus élevée (quelque 648.000/900.000 USD), un support de bol des fours de Jun (grès à glaçure flambée, de la famille des céladons), aux contours lobés en forme de narcisse, daté des XIV-XVe siècles, avait été payé 45.600 livres en 2005 chez Bonhams Londres. La pièce avait été vendue comme datant de la dynastie des Song du Nord (960-1126).

Attendu à 518.500/777.800 dollars, un vase Jun reprenant la forme archaïques Zun des récipients en bronze antiques, également datée des XIV-XVe siècles, est passé en vente chez Sotheby’s Londres en 2006.

Dans la vente Important Chinese Ceramics And Works Of Art (237 lots), le lot le plus cher (estimation sur demande), un vase à fond céladon peint d’émaux de la famille rose, portant une marque de règne et d’époque de l’empereur Qianlong (r. 1735-1796), a été vu chez Sotheby’s New York en 2007.

Figurant également parmi les lots les plus importants en valeur (estimé 2,6/3,6 millions USD), un vase de la famille rose à peinture de chauves-souris et de fleurs, marque et époque du règne de Jiaqing (1796-1820), a été soumis au feu des enchères en 2011, chez Sotheby’s Hong Kong.

Vu chez Sotheby’s Londres en 2012, un pot à pinceaux en jade blanc et rouille sculpté, daté de la période de Qianlong, est estimé 2,3/3,2 millions USD.

Cette situation témoigne une nouvelle fois de la raréfaction des chefs-d’œuvre de l’art chinois ancien inédits sur le marché de l’art aux enchères.

L’offre pour cette excellence s’est contractée bien avant les signes majeurs du ralentissement de l’économie chinoise enregistrés en 2015.

PM

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Catégories :Analyses (marché de l'art), Art chinois, Chine, Hong Kong

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