Engouement attendu pour une rare statue chinoise de l’ancienne collection Roger Vivier

bouddha Vairocana Christie's Paris

Actualisation du 14/12/2016 à 16h14 cette statuette chinoise du bouddha Vairocana (lié aux écoles tantriques) en bronze doré, Chine, dynastie Liao, XIe siècle, portant une inscription officielle à la base, d’une hauteur de 24 cm, présentée dans cette vacation, a été payée 13,57 millions d’euros avec les frais (adjudication à 12 millions d’euros), pour une estimation de 150.000/200.000 euros. Il s’agit d’une des prix les plus élevés payés pour une œuvre d’art chinois vendue en France ces dernières années. La pièce provient d’une collection privée néerlandaise (acquise en 1941, et transmise par descendance). Crédit photo Christie’s France.

Actualisation du 14/12/2016 à 15h35 :  la statue chinoise issue de l’ancienne collection Roger Vivier, décrite dans cet article, a été payée 5,17 millions d’euros avec les frais (adjudication à 4,5 millions d’euros), pour une estimation de 200.000/300.000 euros. 

Actualisation du 14/12/2016 à 16h10 :  la statuette de Shakyamuni en porcelaine qingbai, Chine, époque Yuan (1279-1368), décrite dans cet article, a été payée €842.500 avec les frais (adjudication à 700.000 euros), pour une estimation de €150.000-€200.000.

Actualisation du 14/12/2016 à 16h57 : le bol couvert en porcelaine de la famille rose, Chine, dynastie Qing, époque et du règne de Qianlong (1736-1795), a été payé 1,92 million d’euros (adjudication à 1,6 million d’euros), pour une estimation de €80.000-€120.000.

Actualisation du 14./12/2016 à17H27 : une coupe polylobée en porcelaine à glaçure bleu gris craquelée, reposant sur quatre petits pieds, Chine, dynasties Yuan/Ming (1271-1368/1368-1644), ou plus tardive,  d’un diamètre de 21 cm, présentée dans cette vacation, a été payée 1,34 million d’euros (adjudication à 1,12 million d’euros), pour une estimation de 7.000/9.000 euros. La pièce provient d’une collection française, et a été transmise par descendance depuis son acquisition en 1940.

Engouement attendu pour une rare statue chinoise de l’ancienne collection Roger Vivier

Les ventes aux enchères d’art d’Asie battent leur plein à Paris.

Les collectionneurs chinois, et plus généralement asiatiques, se sont déplacés. Les premiers résultats témoignent de leur extrême exigence – d’actualité depuis quelques années. Dans un contexte d’assèchement des ressources en marchandises de premier plan, les estimations de ce type de biens sont pulvérisées. Pour le reste, les taux d’invendus peuvent être conséquents.

La vente aux enchères d’art d’Asie proposée par Christie’s Paris (86 lots) le 14 décembre, est probablement la plus attractive de cette saison parisienne pour l’art traditionnel chinois, à travers la présence de pièces remarquables aux estimations très raisonnables.

Cette statue chinoise en bois polychrome doré représentant le bodhisattva Guanyin assis en rajalilasana (délassement royal), datant de la dynastie Song (960-1260), présentant les caractéristiques masculines de ses représentations chinoises de l’époque, d’une hauteur de 131 cm, en fait partie.

Estimée 200.000/300.000 euros, la pièce avait été initialement achetée par le styliste français Roger Vivier (1903-1998) auprès de la Compagnie de la Chine et des Indes. Cette galerie parisienne de réputation internationale est spécialisée dans les antiquités d’Extrême-Orient depuis 1935. Elle a entre autres fourni en pièces rares le musée Guimet et le Metropolitan Museum of Art.

La statue a été acquise en 1978 auprès de Roger Vivier par la famille de l’actuel vendeur, dans le cadre d’une transaction où l’expertise était assurée par Michel Beurdeley (1911-2012).

Une statuette de Shakyamuni, le bouddha historique, en porcelaine qingbai (glaçure blanc bleuté), Chine, dynastie Yuan (1279-1368), d’une hauteur de 37 cm, estimée €150.000-€200.000, située dans une collection française depuis 1965, suite à une acquisition auprès de la galerie parisienne C.T. Loo & Cie, et un bol couvert en porcelaine de la famille rose, Chine, dynastie Qing, marqué du sceau en six caractères sigillaires en bleu de l’époque et du règne de Qianlong (1736-1795), d’une hauteur de 10 cm pour un diamètre de 10,8 cm, estimé €80.000-€120.000, provenant d’une collection française (acquisition du père du présent vendeur en 1950), devraient également susciter un fort engouement.

Pierrick Moritz

Publicités


Catégories :Analyses (marché de l'art), Art chinois, Paris

Tags:, ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :