“CocoRosie” au Trianon et salle Pleyel à Paris, et à Montmarin-sur-Mer

26 mai 2012

CocoRosie, le duo hypercréatif d’une planète à atmosphère poético-psyché-folk, se produira dans les salles parisiennes du Trianon (12 juillet, 19H30) et de Pleyel (8 mars 2013, 20 h). Les deux sœurs figurent également au programme de la 20ème édition du festival Chauffer dans la noirceur de Montmarin-sur-Mer (15 juillet 2012, 18 h).

Une centaine d’articles pratiques publiée sur “Artwithoutskin”

25 mai 2012

Artwithoutskin.com est en train de s’enrichir d’une centaine d’articles pratiques – plus ou moins longs - dont la rédaction a été motivée par les sollicitations de particuliers désireux de connaître l’intérêt d’un patrimoine en objets anciens. Ces personnes se trouvaient souvent en situation de devoir débarrasser un  lieu rapidement. À l’heure où l’Internet propose gratuitement une impressionnante quantité d’informations sur le sujet, ce besoin peut étonner.

Quand on est pressé par le temps, la recherche sur l’Internet oblige souvent à suivre des pistes arborescentes aussi aléatoires qu’interminables, pour aboutir à des données en majorité incomplètes et transformées en généralités quand il s’agit de cas particuliers. Elles reproduisent parfois des erreurs “piochées” ailleurs, dans un contexte où la lecture d’informations semblables sur des sources différentes est considérée par beaucoup comme un moyen de vérification.

Quand l’information experte de qualité coûte très cher à produire, une particularité incompatible avec le modèle économique de l’Internet gratuit, ce type de données peut aussi être généré par des sources dont le but est d’acquérir le maximum de visibilité avec un minimum de moyens. Si les résultats des ventes consultables sur l’Internet constituent une source d’information, à condition de posséder des objets ou œuvres identiques, rien n’est dit les risques et la réalité des frais pour le vendeur. L’objet signalé comme vendu a pu aussi ne jamais être payé, et l’invendu finalement payé à un prix inconnu dans le cadre d’une transaction devenue privée.

Ces mêmes demandeurs d’informations, souvent pressés par le temps, voulant éviter la location d’un garde-meuble ou un déménagement, dont le coût pourrait dépasser la valeur des biens eux-mêmes, et cherchant des conseils objectifs avant de s’adresser à des professionnels du secteur, ne trouvaient pas d’ouvrages réunissant le maximum d’informations sur la valeur des objets, les tendances actuelles et les différents canaux de vente. J’ai moi-même fait le tour des librairies après la rédaction de cette série d’articles, et je n’ai rien trouvé de semblable. Du coup, j’ai démarché les maisons d’édition susceptibles d’être intéressé par un tel guide pratique. Niet.

Ces articles forment un inventaire dynamique, réaliste et surdimensionné des objets mobiliers que l’on trouve généralement chez les Français. Il aide à l’identification des valeurs intéressantes, tout en mettant l’accent sur les moins évidentes à repérer, et indique les critères permettant de replacer une transaction dans son contexte. Certains conseillent sur les différents canaux de vente, dans un environnement économique difficile, où beaucoup sont désireux de tirer le meilleur parti de leurs biens.

Cet ensemble présente également des introductions sur des thèmes spécifiques, comme l’art traditionnel chinois pour lequel les réponses à une très forte demande d’informations passent avant tout par l’évocation d’une culture encore largement méconnue des Occidentaux.

Avec la volonté d’apporter un maximum d’informations nouvelles et actualisées, ces articles sont empreints des bouleversements apportés par 10 années de développement exponentiel du commerce électronique pour de tels objets mobiliers. Si des exemples de prix sont donnés, la nécessité d’éviter de dresser systématiquement de telles listes s’impose dans le sens où la conduite des transactions à leur terme et au prix indiqué n’est jamais garantie.

Le casse-tête de l’estimation pour un particulier

Si l’information délivrée gratuitement par l’Internet a été attaquée, il est tenu compte de l’existence d’informations générées par des professionnels et connaisseurs, que l’on trouvera immédiatement sur l’Internet et qui ne nécessitent pas d’être répétées. Il s’agit, par exemple, des marques des faïenceries françaises ou des principaux poinçons d’or et d’argent.

Le choix de préférer les descriptions évocatrices aux illustrations est d’abord motivé par un souci d’économie. Ce parti pris trouve aussi sa justification dans le fait que l’iconographie, qui permettrait surtout d’aérer le texte, peut s’avérer contreproductive au sein de rapprochements hâtifs entre des objets reproduits et ceux que possède le lecteur.

Ces articles constituent une base solide avant d’affiner ses recherches, il n’ont pas vocation à se substituer à l’appréciation des experts spécialisés. Il s’agit d’aider à se forger un a priori plus ou moins favorable et d’éveiller des réflexes, avant d’entamer des démarches coûteuses en temps, en énergie et en argent.

L’information contenue dans ces articles, actualisée au plus près des tendances actuelles, est basée sur une somme de connaissances personnelles, fruits de 20 ans d’intérêt pour l’univers des antiquités et de la brocante et du marché de l’art, que cela soit à travers le secteur de la vente ou celui de l’information.

Pierrick Moritz

Patrimoine. Antiquités, brocante, œuvres et objets d’art : faire le tri

25 mai 2012

Succession, expatriation, déménagement,… : devoir débarrasser un lieu où des objets mobiliers se sont accumulés pendant des décennies peut conduire à de belles découvertes, immédiates ou moins évidentes. Qu’il s’agisse de conserver, de vendre, de jeter ou de donner, voici quelques conseils de base pour éviter regrets, pertes de temps et d’argent.

Dans un premier temps, ne jetez pas le moindre document

Dans une situation où l’empressement et le manque de méthode sont vos pires ennemis, et dans un premier temps, ne jetez rien, pas le moindre document, avant d’avoir vérifié l’intérêt de choses apparemment inutiles.

On regrette souvent que les déclarations de successions très anciennes où figurent les descriptifs de certains objets toujours présents dans le patrimoine aient été jetées. Vous pouvez également  trouver de précieuses informations en épluchant des correspondances anciennes.

Posséder la facture d’un objet ou d’un meuble peut en augmenter la valeur de manière considérable. En matière d’objets et d’œuvres d’art, les factures d’origine sont des documents très importants pour en garantir l’authenticité, faciliter les recherches des experts et documenter des notices destinées à convaincre les acheteurs potentiels. Pensez à en conserver des copies lorsque vous confiez ces originaux à des spécialistes.

Ne jetez pas les boîtes et les écrins vides sans vérifications. Vous pouvez obtenir de précieuses informations en les rapprochant d’objets qu’ils seraient susceptibles d’avoir contenus. L’emballage d’origine d’un objet de collection peut en augmenter la valeur de manière considérable

D’un point de vue fiscal, si vous n’êtes pas redevable de taxes quand la valeur d’un objet est inférieure à 5.000 euros. Le fait de pouvoir démontrer qu’un objet vous appartient depuis plus de 12 ans vous permettra d’éviter le paiement de la taxation forfaitaire de 5 % obligatoire en l’absence de preuves quand sa valeur est au moins égale à ces 5.000 euros. Une photographie datant très visiblement de plus de 12 ans et vous présentant avec l’objet concerné peut vous faire économiser cette taxe.

Ne pas uniquement focaliser sur les objets “précieux”

Lorsque l’on veut estimer soi-même son patrimoine mobilier, l’erreur classique, déterminante pour la suite des opérations, est d’accorder une importance disproportionnée aux objets définis comme “précieux”, comme les bijoux et l’argenterie, ou ceux auréolés d’une légende familiale. Quand leur valeur s’avère décevante, ce déclassement brutal conduit généralement à une dépréciation hâtive du reste du patrimoine. Et c’est là que peuvent se trouver  les “vrais trésors”, ceux dont l’intérêt financier peut très largement dépasser celui des objets auxquels on attribuait trop d’importance.

De la vitrine à la cave

Il faut également se méfier de la localisation et de la présentation des objets. On doit accorder la même importance aux objets présentés sous vitrine dans un salon coquet qu’à ceux remisés dans un fatras au fond d’une cave.

Généralement, on fera attention à des objets d’art décoratif très connus en France. Dans le domaine de la verrerie d’Avant-guerre, un vase Gallé ou Lalique, dont la valeur potentielle peut aussi ne pas excéder quelques centaines d’euros, a peu de chances de finir sa course à vil prix sur l’étal d’un vide-grenier. Un vase de Bohême de la même époque non signé, et dont la valeur de certains modèles rares peut atteindre plusieurs milliers d’euros, oui.

Savoir attendre

Lorsque l’on se lance dans une recherche sur un objet, il arrive que l’on ne trouve aucun exemple similaire. Même des spécialistes peuvent se montrer incapables de vous renseigner. Si un objet vous semble digne d’intérêt, il faut le conserver dans l’attente de trouver des informations vraiment en rapport, même des années plus tard, et ne pas se contenter de celles concernant des objets cousins. Plus vous aurez d’informations précises sur votre objet et mieux vous le vendrez.

N’anéantissez pas la valeur de vos biens

On a déjà vu des tableaux ou de précieux textiles détruits pour avoir été lavés à grande eau par leur propriétaire.

N’anéantissez pas la valeur de votre patrimoine en vous lançant dans de grandes opérations de nettoyage, restauration et autres tentatives d’amélioration, d’autant plus quand elles réclament l’usage de produits potentiellement dangereux. Méfiez-vous des conseils lus sur l’Internet et attendez d’avoir l’avis d’un professionnel.

Un coup de chiffon trop appuyé sur une toile peinte fragilisée peut avoir des conséquences désastreuses, montrez-la telle qu’elle est pour son expertise (question crasse et poussière, les professionnels en ont vu d’autres).

Photographier les objets

Il est important de photographier les objets que vous comptez vendre ou conserver,  sous différents angles, avec des détails, en posant avec eux et en les montrant dans votre intérieur. Ces preuves peuvent être d’une grande utilité en cas de vol, litige et autres contestations.

Dons

Plutôt que de jeter, vous pouvez aussi donner. Outre à Emmaüs, vous pouvez offrir ces meubles et objets à d’autres associations caritatives, aux paroisses qui organisent des brocantes pour leurs œuvres. Si ces associations assurent un ramassage à domicile, elles ne s’encombreront pas des objets jugés invendables ou qu’elles ne pourront pas donner. Il existe également des sites de dons en ligne gratuits. Ces derniers sont très pratiques si recevoir des inconnus chez vous ou avoir éventuellement affaire à des habitués de la revente ne vous dérange pas.

La démarche peut s’avérer inefficace si vous désirez débarrasser rapidement et complètement une maison ou un appartement. Si certains prendront uniquement ce qui les intéresse, d’autres vous promettront de venir un autre jour pour enlever un objet encombrant mais ne reviendront jamais. Ne donnez jamais rendez-vous à plusieurs associations ou personnes en même temps, le risque de conflits autour des choses les plus intéressantes est bien réel.

Se faire débarrasser 

Recourir aux services d’un professionnel du débarras, en général un brocanteur, pour vider intégralement une maison ou un appartement d’un contenu mobilier est une solution très efficace quand on doit débarrasser rapidement un lieu.

Il s’agit d’un échange, un service contre des biens qui seront revendus par ce professionnel. Autant il serait anormal de se voir facturer des frais si la valeur du mobilier en question est au moins égale au coût supposé du service, autant il ne faut pas espérer être débarrassé gratuitement pour de vieux matelas ou des meubles en formica.

En fonction du volume et des objets à enlever, le professionnel doit trouver un intérêt financier contre son temps de travail, celui de son personnel, et les frais liés à son véhicule. Si vous comptez lui vendre certains objets et qu’il vous les achète à un prix raisonnable, il est peu probable qu’il accepte de vider gracieusement votre vieille cave à charbon. En tout état de cause, vous devez réfléchir au préalable afin que l’échange soit équitable, et en premier lieu pour vous, en vérifiant la valeur de ce que vous allez laisser.

Si vous voulez vendre, évitez de faire déplacer trop d’entreprises (et surtout pas en même temps) dans l’espoir de trouver toujours plus offrant. Les nouvelles vont vite dans ce petit monde, vous risqueriez de ne plus trouver personne.

Bennes municipales

Si vous avez l’intention d’utiliser une benne municipale pour jeter un grand nombre d’objets encombrants, il faut savoir que, dans les grandes villes, sa location avec installation sur la voie publique est payante. Un engagement financier peut vous être demandé pour couvrir d’éventuelles dégradations.

Pierrick Moritz

Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240.

Marché et collections : le baseball

24 mai 2012

Comme les comics, les objets liés au baseball entrent dans la catégorie des collections d’origine étrangère pour lesquelles le marché est inexistant en France mais très actif dans le pays d’origine. Et dans la spécialité du baseball, le jeu peut en valoir la chandelle.

Certaines balles de jeu signées par des stars du baseball américain atteignent souvent plusieurs dizaines de milliers d’euros dans les salles des ventes américaines. En 2004, à New York, une batte utilisée par le célèbre joueur George Herman Ruth, dit Babe Ruth, lors de l’inauguration du Yankee Stadium en 1923, a été payée 1,26 million de dollars.

En 2008, chez Sotheby’s New York, 157.000 dollars ont été engagés sur une série complète de 176 images à l’effigie de joueurs de baseball datant de 1915. Destinées aux enfants, ces vignettes étaient proposées sous forme d’offre promotionnelle par la marque de pop corn Cracker Jack.

Ce jeu complet fut commandé à l’époque par un Canadien de 11 ans. Le garçon acheta également l’album vendu par la marque et dans lequel les images ont été conservées depuis l’origine. L’enchère très importante portée sur cet album s’explique par le fait que la série achetée complète arrivait en parfait état quand la majorité des images récupérées à l’unité dans les boîtes étaient souvent tâchées du caramel qui enrobait les friandises.

Plus abordable mais quand même très chère, la série d’images éditée par  Bowman Gum en 1953 peut se vendre pour l’équivalent de plusieurs milliers d’euros dans les ventes aux enchères américaines.

Comme pour les comics, il est impératif de passer par un opérateur spécialisé pour vendre ce type d’objets. Ici, il faut se renseigner auprès des grandes maisons de vente anglo-saxonnes.

Pierrick Moritz

Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240.

Les valeurs de l’univers de la bande dessinée

24 mai 2012

Comme pour tout le domaine du livre de collection, la spécialité de la bande dessinée souffre de la surabondance et de la désorganisation de l’offre des plateformes de vente de l’Internet. Néanmoins, les raretés continuent à s’échanger contre des sommes très importantes et, parfois, spectaculaires.

Les comics

Ce sont les comics américains originaux (en langue anglaise), ces magazines bon marché qui offraient des bandes dessinées à épisodes, et principalement des années 1930 à 1960, qui atteignent les plus hauts prix. Leurs premiers numéros et ceux qui comportent l’apparition initiale de super-héros comme Superman ou Batman valent de véritables fortunes, et à partir de plusieurs milliers de dollars.

Les caractéristiques formelles de ces bandes dessinées sont annonciatrices du Pop Art – Roy Lichtenstein a directement exploité des vignettes extraites de Comics -  et peuvent aussi être rapprochées de celles des estampes japonaises. Vu sous cet angle, le manga constitue un retour aux sources pour l’univers de la bande dessinée.

Ces raretés américaines, principalement des années 1930 à 1960 pour la période la plus recherchée, où interviennent des super héros récurrents, s’appellent notamment Action comics, Detective comics, Master Comics, Marvel, Adventure comics.

En 2010, un exemplaire du numéro 1 d’Action Comics dans lequel se trouve la première aventure de Superman, a été payé 436.000 dollars sur le site américain spécialisé Comicconnect.com. Le précieux fascicule, acheté 10 cents en 1938, a été trouvé in extremis par une famille américaine dans la cave de la maison dont on allait l’expulser.

Quelques temps auparavant, sur le même site, deux autres exemplaires du même comics, en meilleur état, s’étaient respectivement vendus 1 et 1,5 millions de dollars.

Il n’existe pas de marché spécifique en Europe pour les comics américains. Pour les faire estimer et les vendre, il faut passer par des opérateurs américains. Mais le jeu peut vraiment en valoir la chandelle si l’on découvre de telles raretés.

L’indétrônable Tintin

En France et en Belgique, les prix les plus  élevés payés pour des bandes dessinées n’atteignent pas les records des comics américains. Ils oscillent généralement entre quelques centaines et quelques milliers d’euros, voire des montants avec un zéro de plus dans des cas très exceptionnels.

Pour les bandes dessinées les plus recherchées, on citera les albums de Tintin parus entre 1930 (Tintin chez les Soviet) et 1976 (Tintin chez les Picaros), le dernier titre intitulé Tintin et l’alph’art (1986) étant un album posthume. Certains des prix les plus élevés reviennent aux éditions les plus anciennes de l’album à couverture cartonnée, comme celle de Tintin chez les Soviet publié aux Éditions du Petit Vingtième en 1930 ou, chez le même éditeur, Tintin au Congo (1931) et Tintin en Amérique (1932).

Des prix records sont parfois enregistrés pour des albums sortis plus tardivement. En octobre 2010, dans une vente aux enchères française, un amateur a engagé 18.500 euros pour une édition originale belge de Tintin au Tibet, datée de 1960. Il s’agit de l’exemplaire numéroté d’un tirage de tête limité à 100 exemplaires et signé par Hergé.

Sur l’Internet, des sites experts sont consacrés au héros de Hergé. Ils dressent notamment la liste des facteurs influant sur la cote des albums, montrent  les variantes de couvertures ou les changements intervenus au fil des réimpressions, comme la mise en couleurs des titres les plus anciens ou  la modernisation de certains dialogues et dessins.

Les histoires du petit reporter imaginées par Hergé ont débuté en 1929 avec Tintin reporter du Petit Vingtième chez les Soviet dans Le Petit Vingtième, supplément hebdomadaire détachable pour la jeunesse du journal catholique belge Le Vingtième Siècle. Les fascicules des aventures de Tintin qui y ont été publiés tout au long des années 1930 sont aussi recherchés. Si leur valeur est relativement modeste à l’unité, les gains peuvent être très intéressants avec une ou plusieurs années complètes, et pour des exemplaires parfaitement conservés. Pour les recueils de bandes dessinées du Journal de Tintin (créé en 1946), les numéros des toutes premières années et en excellent état, et dans l’idéal pour des années complètes, sont les plus recherchés.

Tarzan, Pif Gadget

Pour d’autres phénomènes populaires de la bande dessinée en France, les Tarzan des années 1950 se négocient autour de 100/150 euros pour une reliure d’éditeur complète de quelques numéros. Les numéros de Pif Gadget des années 1970-1980 avec leur gadget d’origine se vendent autour de 15 euros pièce sur des sites comme eBay.

Produits dérivés

L’attrait pour les produits dérivés des bandes dessinées, anciens ou contemporains, est plus que jamais d’actualité. Certains amateurs sont prêts à débourser de petites fortunes pour acquérir les statuettes en éditions plus ou moins limitées de certains héros de bandes dessinées, comme celles éditées par Leblon-Delienne depuis 1987.

Planches et dessins originaux

Les planches et autres dessins originaux, y compris pour les grands créateurs de la nouvelle génération, n’ont  jamais été aussi chères dans les salles de ventes.

En mars 2007, chez Artcurial, 177.000 euros étaient engagés sur une œuvre en couleurs à l’acrylique d’Enki Bilal, un grand format sur vélin Une planche à l’encre de Chine d’Hugo Pratt pour l’album Les Celtiques des aventures de Corto Maltese, publié en 1975, était payée plus de 130.000 euros, en octobre 2008, chez Tajan.

La même année, chez Artcurial, une gouache originale d’Hergé réalisée en 1932 pour la couverture de Tintin en Amérique était facturée 780.000 euros.

Pierrick Moritz

Pierrick Moritz 2011-2012. Ce texte fait partie d’une somme déposée à la S.A.C.D sous les numéros 24503 et 254240.

41 millions de livres pour la dispersion de la collection Gunter Sachs

24 mai 2012

Programmée les 22 et 23 mai à Londres, la dispersion par Sotheby’s de la collection d’art contemporain et d’art décoratif de Gunter Sachs, disparu l’année dernière, a généré 41,4 millions de livres (avec les frais), soit le double de l’estimation basse du catalogue (sans les frais).

Les quatre prix les plus importants concernent des œuvres d’Andy Warhol. Le plus élevé, 5,36 millions de livres, va à un des autoportrait Fright Wig, réalisé à l’acrylique et à l’encre sérigraphique sur toile (102 x 102 cm) en 1986, qui était estimé 2/3 millions. Gunter Sachs avait acheté cette œuvre chez Christie’s en 1998, lors d’une vente aux enchères à Londres, pour 397.550 livres.

L’estimation de 700.000/900.000 livres d’un Kiss (Bela Lugosi) du même Warhol, sérigraphie d’une image de film de l’icône-interprète de Dracula, pièce unique de 1964, a été pulvérisée pour arriver à un prix d’achat de 3,17 millions de livres. Un portrait de Brigitte Bardot, ex-femme de Sachs, toujours de Warhol et d’une série vue et revue, s’est vendu plus difficilement, 3 millions avec les frais (12 %) pour une estimation de 3/4 millions sans ces frais.

Parmi les autres créations de Warhol présentées, un portrait de Gunter Sachs, sérigraphie de 1972, estimé 400.000/600.000 livres, a été facturé 1,27 million.

Un enchérisseur a engagé 1,6 million de livres sur un ensemble de sièges Moutons de laine de François-Xavier Lalanne, une création de 1968 estimée 250.000/350.000 livres. En février 2009, à Paris, lors de la dispersion de la collection Saint Laurent/Bergé par Christie’s, un bar YSL, une commande de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent à François-Xavier Lalanne, avait été payé 2,75 millions d’euros sur la base d’une estimation haute de 300.000 euros.

Pour de l’art décoratif relevant également de la sculpture, des créations singulières d’Allen Jones datées de 1969, de multiples de 6, et évoquant sans ambages certains “fantasmes”, ont pulvérisé leur estimation de 30.000/40.000 livres pièce. La facture d’une “femme-table” affiche 970.850 livres,  celle d’une “femme-chaise” 836.450 livres et celle d’une “femme-porte-chapeaux” 780.750 livres.

PM

Résultats mitigés pour une vente d’art moderne de Christie’s à Paris

23 mai 2012

La dispersion parisienne de 97 œuvres d’art impressionniste et moderne proposée cet après-midi par Christie’s enregistre des résultats en demi-teinte, avec 26 invendus (+ 1 retiré) dont certains sont les lots les plus chers du catalogue.

Le prix le plus élevé va à un lampadaire en plâtre peint d’Alberto Giacometti, facturé 1,4 million d’euros sur une estimation de 300.000/500.000 euros.  Ce modèle “Pilastre” d’une hauteur de 174 cm, conçu vers 1936 et provenant initialement de chez Jean-Michel Frank, grand décorateur de l’époque  de  l’Art déco avec lequel Giacometti collabora.

Il s’agit d’un des prix les plus importants payés pour un luminaire de Giacometti dans une vente aux enchères. En octobre 2007, lors de la dispersion parisienne de la collection Alice Tériade, du même Giacometti, Artcurial avait vendu 1,92 million d’euros une suspension à quatre éclairages en forme de cône, en fer et plâtre, vers 1954 (estimée 70.000 /100.000 euros)  et 1,86 million un petit lustre avec figurines en plâtre et fer, avant 1951 (estimé 200.000 /300.000 euros).

901.000 euros devront être payés pour un masque de Julio González, pièce unique en bronze forgé, ciselé, découpé et soudé à patine brune, réalisé en 1929 et d’une hauteur de 20,2  cm.  Il s’agissait du lot à l’estimation la plus élevée du catalogue (800.000/1,2 million d’euros).

En 2007, le Centre Pompidou a consacré une grande rétrospective à cet figure majeure de l’art moderne, qualifiée de “père de la sculpture en fer”.

Julio González collabora, en 1931, comme conseiller pour le travail du métal auprès de Picasso, autrefois fréquenté à Barcelone. 6 ans plus tard, au Pavillon espagnol de l’Exposition internationale de Paris, il exposera La Monserrat, une sculpture réaliste que les organisateurs auront préféré à une autre de ses créations, une pièce abstraite intitulée La Femme au miroir. La Monserrat, cette tête de femme au foulard, hurlant bouche béante, trouvera sa place à l’ombre du charnier Guernica de Picasso, également présenté dans la manifestation.

Le prix le plus élevé enregistré en vente publique pour une œuvre de Julio González, 4,6 millions de livres, concerne un masque Ombre et lumière en fer, une pièce unique réalisée vers 1930 et vendue chez Sotheby’s, à Londres, en février 2011.

Parmi les prix les plus importants de cette vente, figurent également le montant de 1,05 million d’euros engagé sur Le Lézard aux plumes d’or, une œuvre en longueur réalisée à la gouache, encre de chine et au lavis sur papier par Joan Miró en 1969. Provenant de la collection Gérard Depardieu, elle était estimée 700.000/1 million d’euros.

De Jean Metzinger,  Femme et paysage à l’aqueduc, une œuvre réalisée à l’huile et au sable sur toile en 1916, a été payée 937.000 euros sur une estimation de 400.000/600.000 euros.

Une Nature morte à la daurade peinte par Henri Matisse en 1920 (estimée 500.000/700.000 euros), Le Cavalier de Salvador Dali, peint en 1966 (400.000/600.00 euros) et une  Nature morte au chou rouge de Chaïm Soutine datée vers 1918 (300.000/500.000 euros) sont les trois invendus les plus chers d’une vacation qui a rapporté 9,43 millions d’euros.

Pierrick Moritz